Manger du poisson en pratique

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Bar (ou loup), sole, turbot, dorade, sans parler de l’incontournable saumon... Les poissons « nobles » - réputés fins de goût et plutôt chers - sont à l’honneur à un moment ou à un autre sur la table des fêtes. Cette année, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a fait le point sur le poisson et la santé. Elle a défini des fréquences optimales de consommation pour chaque groupe de poissons.

« Manger du poisson en pratique » - Crédit photo : © dicktraven - Fotolia.com Sur le plan nutritionnel, tous les poissons ont de qualités précieuses. Ce sont d’excellentes sources de protéines. Ils apportent aussi des minéraux comme le phosphore, des oligoéléments comme l’iode, le zinc, le cuivre, le sélénium et le fluor. Des vitamines A, D, E, ainsi que certaines du groupe B (surtout B6, B12), indispensables à la santé. Et aussi, selon les espèces, des acides gras dits oméga 3 à longues chaînes, nécessaires au développement et au fonctionnement de la rétine, du cerveau, du système nerveux, et réputés favorables sur le plan cardiovasculaire.

Parmi les poissons dits gras (c’est-à-dire qui contiennent plus de 2 % de lipides), certains contiennent davantage d’oméga 3 à longue chaîne (environ 3 g / 100g) et sont donc particulièrement intéressants sur le plan nutritionnel : saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée (groupe 1).

D’autres poissons gras ont une teneur moyenne en oméga 3 (de l’ordre de 1,4 g/100g) : rouget, anchois, pilchard, bar, truite, dorade, turbot, éperlan, brocher, flétan (groupe 2).

Enfin les poissons maigres (moins de 2 %de lipides), contiennent peu d’oméga 3 (0,3 g/100 g) : thon en conserve, colin ou lieu noir, cabillaud, merlan, sole, julienne, raie, merlu, baudroie ou lotte, carrelet ou plie, limande... (groupe 3)

Faut-il privilégier les poissons les plus riches en oméga 3 ?

Pas seulement ! Pour les poissons comme pour le reste, mieux vaut préserver l’équilibre et la variété.

L’AFSSA a donc émis des recommandations qui permettent de s’assurer les bienfaits de la consommation de poisson tout en minimisant les risques de surexposition aux contaminants. Il suffit de manger du poisson deux fois par semaine, en alternant un des poissons gras les plus riches en oméga 3 (groupe 1) et un poisson maigre (groupe 3). Ou encore en choisissant les deux fois un poisson moyennement gras (groupe 2).

Si l’on mange du poisson une seule fois par semaine, on choisira un poisson gras du groupe 1. Et si l’on veut en manger plus de deux fois par semaine, il faudra choisir, en complément, les autres poissons dans le groupe 3.

Ces recommandations sont valables pour les adultes et les enfants à partir de 10 ans. Pour les enfants de 3 à 10 ans, la part de poissons gras peut être remplacée par de l’anchois, du rouget ou du pilchard. Pour concilier plaisir et santé, nous voilà invités à apprendre le « bon usage » du poisson...

(« Manger du poisson : pourquoi, comment ? » www.anses.fr)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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