Manger du poisson, des huiles riches en oméga-3 et des fruits et légumes diminue le risque de démence et de maladie d'Alzheimer

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Une alimentation riche en poisson, en huiles riches en oméga-3 et en fruits et légumes peut diminuer le risque de démence et de maladie d'Alzheimer, alors que la consommation d'huiles riches en oméga-6 aurait un effet contraire sur la santé mentale et pourrait augmenter les chances de développer des problèmes de mémoire, selon une étude réalisée par des chercheurs de l'Inserm Bordeaux publiée le 13 novembre 2007 dans neurologie ®, le journal médical de l'American Academy of Neurology.

Pour l'étude, les chercheurs ont examiné les régimes alimentaires de 8.085 hommes et femmes de plus de 65 ans ne souffrant pas de démence ou de troubles cognitifs au début de l'étude. Sur quatre ans de suivi, 183 des participants ont développé la maladie d'Alzheimer et 98 ont développé un autre type de démence.

L'étude a montré que les personnes qui ont consommé régulièrement des huiles riches en oméga-3 (huile de canola ou colza, huile de lin et huile de noix) ont vu leur risque de démence réduire de 60 % par comparaison avec celles qui consommaient d'autres huiles. De même, les personnes ayant consommé des fruits et légumes quotidiennement ont vu aussi leur risque de démence réduit de 30 % comparés à celles qui n'en ont pas mangé régulièrement. Des résultats tout aussi significatifs ont été observés avec les personnes consommant du poisson au minimum une fois par semaine, réduisant leur risque de souffrir un jour de la maladie d'Alzheimer de 35 %, et leur risque de démence de 40 %, mais seulement s'ils ne portaient pas le gène qui augmente le risque d'Alzheimer, appelé l'apolipoproteine E4, ou l'ApoE4.

« Étant donné que la plupart des gens ne sont pas porteurs du gène ApoE4, ces résultats pourraient avoir des implications considérables en termes de santé publique, » a déclaré Pascale Barberger-Gâteau, chercheuse à l'Inserm de Bordeaux et auteur de l'étude. « Cependant, plus de recherches sont nécessaires pour identifier la quantité et la combinaison optimales des aliments qui pourraient être protecteurs avant de pouvoir faire des recommandations alimentaires et nutritionnelles précises. »

En outre, l'étude a constaté que les personnes ne portant pas le gène ApoE4 et qui suivaient un régime alimentaire caractérisé par la consommation régulière d'huiles riches en oméga-6, mais comportant peu d'huiles ou de poissons riches en omega-3, étaient deux fois plus susceptibles de développer une démence par rapport à ceux qui ne mangeaient pas d'huiles riches en oméga-6, telles l'huile de tournesol ou l'huile de pépins de raisin. L'étude n'a trouvé aucune association entre la consommation d'huile de maïs, d'huile d'arachide, de saindoux, de viande ou de vin et la réduction des risques de démence.

« Alors que nous avons identifié des habitudes alimentaires associées à la diminution du risque de démence ou de maladie d'Alzheimer, d'autres recherches sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes nutritionnels impliqués dans la consommation de ces aliments et nutiments apparemment protecteurs, a déclaré Pascale Barberger-Gateau. »

(American Academy of Neurology - 13 novembre 2007)

Source : Alexandre Glouchkoff, Diététicien - Nutritionniste

SOURCE : Toute la diététique !

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