Mangeons-nous trop de « trans » ?

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L'Institut Français pour la Nutrition (IFN) a mené l'enquête sur les acides gras trans présents dans les produits alimentaires. Rien ne justifie plus aujourd'hui l'alarmisme, a expliqué L'IFN au cours d'une conférence de presse : nous sommes bien en dessous des normes !

Mangeons-nous trop de « trans » ? - Crédit photo : www.zeblog.com Un rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), publié en 2005, qui s’appuyait sur des données déjà anciennes, a suggéré que certains groupes de la population pouvaient consommer trop de ces acides gras présents dans les produits alimentaires. Les trans sont susceptibles de se former au cours de certains procédés technologiques tels l’hydrogénation partielle, visant à solidifier les matières grasses végétales. Ils peuvent ainsi se retrouver dans les margarines, certains biscuits ou viennoiseries, barres chocolatées… Et leur consommation excessive constitue un facteur de risque de maladie cardiovasculaire.

Pourtant, déjà à l’époque, le rapport montrait que 95 % des Français étaient loin d’atteindre la consommation de trans susceptible de poser problème. L’industrie agroalimentaire a commencé à réagir bien avant 2005 pour améliorer les procédés technologiques et diminuer la teneur en trans des produits. A tel point que la plupart d’entre eux n’en contiennent presque plus ! L’IFN a réuni les professionnels concernés et mené l’enquête dans les linéaires sur un total de 603 produits.

Résultat : une teneur en trans très faible, largement en dessous des 1g/100 g mentionnés dans les recommandations de l’AFSSA. Ces données ont été transmises à la direction générale de l’alimentation (DGA) et à l’AFSSA. Si une vigilance de principe est toujours de rigueur, rien ne justifie aujourd’hui un quelconque alarmisme !

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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