Longévité et alimentation : l'exemple des petits animaux pour augmenter l'espérance de vie

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Au cours d'une conférence donnée lors des journées annuelles de nutrition et de diététique en janvier 2008 à Paris, le Dr Jacques Tréton, de INSERM, a résumé l'évolution dans les progrés du vieillessement. Il explique comment une restriction alimentaire peut modifier la longévité des mammifères.

Les études des organismes inférieurs utiles pour comprendre la vie des mammifères

« Longévité et alimentation : l’exemple des petits animaux pour augmenter l’espérance de vie » - Crédits photo : www.futura-sciences.com Les invertébrés nous montrent comment augmenter une longévité non génétique. De la levure aux mammifères, un certain nombre de voies génétiques homologues ont été démontrées.A l’évidence des gènes-clés contrôlant la perception de l’énergie et de la longévité chez la levure agissent également chez les invertébrés et les mammifères.

L’hypothalamus est la région cérébrale qui maintient l’homéostasie de la balance énergétique de l’organisme. Cette région détecte les changements d’énergie accessibles et transmet les modifications appropriées aux prises et dépenses d’énergie.

Comment augmenter la longévité des mammifères

Le régime alimentaire est associé à une diminution des pathologies liées à l’âge. La compréhension de mécanismes génétiques va également permettre d’ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques reliées aux processus du vieillissement.

Les insectes nous apprennent le rôle crucial joué par système nerveux central dans la perception des besoins en aliments. Il se retrouve chez les invertébrés, et même chez les humains.

Le contrôle génétique de la longévité et les connaissances non-génétiques dans le domaine de la restriction alimentaire nous informent sur la longévité des mammifères. C’est ainsi que tout organisme qui peut ralentir à la fois la sénescence et la reproduction durant les périodes de disette, est capable d’attendre des jours meilleurs. Lors que la nourriture réapparaît, il devient capable de se reproduire. Cette souplesse est primordiale pour que l’organisme jouisse d’un avantage compétitif certain par rapport aux autres qui n’ont pas ce double avantage. Si les humains apprennaient ce comportement, ils pourraient s’adapter à une vie plus longue.

(Docteur Catherine De Goursac - Actualités IMAAGE du 06 septembre 2008)

SOURCE : Actualités IMAAGE

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