Les vitamines B, si fragiles et si précieuses

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Vulnérables à la cuisson et à la conservation, détruites en grande partie par le raffinage des aliments, confrontées à de nombreux éléments qui en augmentent les besoins (stress, fumée, excès d'alcool et de caféine, contraception orale, etc.), les vitamines B sont aussi précieuses que fragiles.

Baisse de tonus mental, moral en dents de scie, nervosité, irritabilité, insomnie, difficultés de concentration... Et si vous manquiez de vitamines B ?

Il est bien connu que ces vitamines contribuent de façon déterminante au bon fonctionnement du système nerveux, à la maîtrise du stress et au processus de mémorisation. Mais leurs bienfaits ne s'arrêtent pas là ! Elles sont nécessaires à la santé du tube digestif ainsi qu'au maintien en bon état de peau, préviennent et soignent certaines formes d'anémie, participent à la formation des nerfs, interviennent dans le métabolisme énergétique et stimulent le système immunitaire.

A cette liste impressionnante de propriétés, s'ajoutent celles spécifiques à l'un ou l'autre membre de cette grande famille. Ainsi, les vitamines B1 et B2 possèdent une action antioxydante (anti-radicaux libres), la B3 aide à contrôler le taux sanguin de glucose, la B3, la B6 et l'acide pantothénique peuvent s'avérer utiles lors d'arthrite, la biotine renforce les cheveux et les ongles, etc.

Gare aux carences !

Il est aisé d'en déduire que les symptômes susceptibles d'être rattachés à une carence en vitamines B sont fort nombreux: déprime, nervosité, irritabilité, insomnie, difficultés d'apprentissage et de concentration, aphtes, constipation ou diarrhées, ballonnements, paresse hépatique, anémie, névrites (inflammation des nerfs), fatigue, prédisposition aux infections, etc.

Pour prévenir la carence en vitamines B, il faut privilégier leurs meilleures sources naturelles : la levure de bière, le germe de blé, les céréales complètes et leurs dérivés (pain, pâtes), les fruits oléagineux et secs, le yogourt, l'oeuf et éventuellement le foie. En revanche, lors de carence déjà installée, le supplément s'avère indispensable.

(Par Rita Ducret-Costa, pharmacienne, paru dans Le Communiqué Santé N°57)

SOURCE : Le Communiqué Santé

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