Les repas de l’enfant : une histoire de famille

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Pour les enfants comme pour les adultes, le repas devait a priori être un moment agréable, apte à satisfaire leurs besoins nutritionnels, mais aussi relationnels et affectifs. Se mettre à table ensemble, partager des menus variés et équilibrés, ne pas se bloquer sur les goûts ou les aversions de l’enfant, respecter son appétit... et parler avec lui de choses agréables : autant de clés pour faire du repas un moment de détente et de convivialité, propre à donner le goût de bien manger.

« Les repas de l’enfant : une histoire de famille » - Crédit photo : domidesign.free.fr Tout commence au berceau ou presque. Le repas du bébé est pour lui l’occasion de faire le plein de sourires, de paroles, de caresses. S’il est en confiance, dans les bras d’une maman ni trop stressée ni trop anxieuse, manger sera associé à la sécurité, au bien-être, au plaisir...

Un bon début pour ce qui va suivre. Une ambiance apaisée et chaleureuse est essentielle au développement affectif et social du jeune enfant indispensable pour qu’il apprenne les comportements alimentaires favorables et développe ses goûts.

C’est dire qu’il faut à la fois manger et parler avec lui. Et éviter ou désamorcer tout conflit sur l’alimentation. L’appétit et les goûts culinaires sont variables d’un enfant à l’autre et même d’un moment à l’autre. Pas d’inquiétude : l’équilibre alimentaire se réalise sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Le jeune enfant y parvient spontanément.

Mieux vaut respecter son appétit et son autonomie. Inutile de se bloquer s’il réclame toujours les mêmes aliments ou refuse les nouveaux. On peut continuer à présenter un choix d’aliments variés sans éliminer les « recalés ». Un aliment s’apprécie rarement tout de suite. Lui proposer ou lui permettre de le goûter en petites quantités peut être une solution.

Forcer un enfant à manger, le menacer ou le punir, ne font que renforcer son aversion. Les promesses et les récompenses ne font pas mieux : c’est la gratification qui sera recherchée, sans que l’aliment soit apprécié pour autant !

« Tout finir » ne devrait pas être imposée à l’enfant : c’est lui apprendre à ne pas respecter la sensation de satiété que lui donne son organisme. Chez beaucoup de personnes obèses, on retrouve une histoire familiale où il était obligatoire de ne rien laisser dans l’assiette.

Une bonne ambiance, la présence de convives, des menus variés, une belle présentation des plats, avec des couleurs, des textures et des parfums qui flattent les sens, sont réputés bons pour l’appétit comme pour l’équilibre alimentaire. Dès que c’est possible, il est préférable de laisser l’enfant se servir lui-même, et évoluer tranquillement dans ses choix alimentaires et les quantités qu’il désire manger. Sans oublier, bien sûr, que le repas est un moment où la sérénité et les échanges doivent prévaloir. Ni le fast-food ni la télé ni Internet ne remplaceront les parents !

(« Enfant et Nutrition. Guide à l’usage des professionnels ». Office de la Naissance et de l’Enfance, Bruxelles.)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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