Les protéines ont la cote

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Des « nutriments bâtisseurs » indispensables qui, en plus, sont peu caloriques et « ne font pas grossir » : les protéines ont plutôt bonne réputation dans notre alimentation. Encore faut-il bien les choisir et leur accorder leur juste place !

« Les protéines ont la cote » Le secret de leur succès, c’est leur utilité primordiale : éléments essentiels à la croissance et à la réparation des tissus, les protéines garantissent la structure et le bon fonctionnement de nos cellules. Elles sont en effet constituées d’ acides aminés, composants sans lesquels la vie ne serait pas possible. Certains de ces acides aminés sont dits « essentiels », parce qu’ils sont indispensables à l’organisme, qui ne peut pas les fabriquer lui-même et qui a besoin de l’alimentation pour les lui apporter...

C’est à partir de là que l’on commence à distinguer la place des protéines d’origine animale et celle des protéines d’origine végétale. Une protéine de bonne valeur biologique est une protéine qui contient en grand nombre les acides aminés qui nous sont indispensables : de ce côté, on peut ranger toutes les protéines « animales » : la viande, le poisson, les oeufs, mais aussi les produits laitiers dans leur ensemble (lait, fromage, yaourt, etc).

Les protéines végétales (apportées par les légumes, les légumineuses, les céréales, les fruits secs, etc) contiennent beaucoup moins d’acides aminés essentiels : elles sont de plus faible valeur biologique et ont donc moins d’intérêt nutritionnel.

C’est pourquoi d’ailleurs, dans l’alimentation traditionnelle de jadis, et encore aujourd’hui dans les pays pauvres, on a tendance à associer entre elles les sources de protéines végétales : riz + fèves ou petits pois, semoule + pois chiche, maïs + haricots rouges, lentilles + riz ou pommes de terre, etc... Dans le but d’obtenir ainsi le plus de protéines indispensables à l’organisme. On peut également les associer aux protéines animales (riz au lait, couscous à la viande, gâteau au yaourt...).

Au total, les protéines doivent représenter 10 à 15 % des apports énergétiques quotidiens. Dans les pays riches, où l’on consomme de la viande, du poisson, des produits laitiers, on y arrive plutôt bien : il n’y a pas de carences en protéines ! Le problème se poserait plutôt pour certaines catégories de la population, soit très défavorisées, soit adeptes des régimes végétariens. Les végétariens classiques, qui mangent des oeufs et des produits laitiers, peuvent assez facilement se mettre à l’abri du danger.

Mais il n’en est pas de même avec les végétaliens, ces végétariens stricts qui excluent absolument de leur régime tout produit d’origine animale. Même avec les meilleures associations de végétaux, légumes secs, fruits secs, céréales, il est difficile d’avoir des apports suffisants d’acides aminés essentiels. Une difficulté qui devient particulièrement criante - et dangereuse - chez les enfants et adolescents en période de croissance, ou encore chez les femmes qui attendent un enfant...

Prudence donc avec le végétalisme !

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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