Les points clés de l’alimentation de bébé

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Allaitement, diversification alimentaire, prévention des allergies, rythme et environnement des repas... Autant de questions que se posent les parents la première année de leur enfant. Les réponses sont des plus simples, avec quelques trucs à connaître et, pour le reste, une bonne provision d’attention et de bon sens !

« Les points clés de l’alimentation de bébé » - Crédit photo : © Adam Borkowski | fotolia.com Allaiter bébé, c’est toujours l’idéal. Le lait maternel peut être l’aliment exclusif du nourrisson, car il répond à tous ses besoins jusqu’à l’âge de 6 mois. Quand c’est possible, la mère devrait donc pouvoir prolonger l’allaitement autant qu’elle le souhaite.

Nourrir à la demande. Qu’il soit nourri au sein ou au biberon, le bébé est alimenté « à la demande » ou « à l’éveil ». Les besoins réels du bébé se manifestent par des comportements innés qui permettent d’adapter la prise alimentaire en quantité et en fréquence.

Introduire en douceur d’autres aliments à partir de 5-6 mois. Le lait reste l’aliment essentiel de la première année de vie : il ne faut pas réduire ses apports au début de la diversification alimentaire. On commencera à présenter les premiers fruits ou légumes à la cuillère, en petites quantités, lorsque l’enfant n’a pas trop faim. L’introduction de nouveaux aliments ne se fait jamais avant 4 mois et doit être progressive pour éviter tout problème d’allergie et de déséquilibre alimentaire.

Les céréales contenant du gluten doivent être introduites dans l’alimentation ni trop tôt ni trop tard. Idéalement, elles peuvent être proposées entre le 6e et le 7e mois.

Après la diversification, maintenir 5 repas par jour au moins. L’estomac de bébé est encore petit. Jusqu’à l’âge d’un an, il ne peut guère absorber des prises alimentaires de plus de 200 ml. Il vaut donc mieux donc fractionner les repas, ce qui permet aussi de maintenir un apport de lait régulier. On conseille d’assurer au minimum 3 tétées ou 3 biberons de lait de 200 ml par jour.

Donner une alimentation suffisamment riche en lipides. Il n’est pas justifié de limiter les apports de matières grasses dans l’alimentation du nourrisson. Jusqu’à l’âge de 2-3 ans, ses besoins en lipides sont importants : ils représentent environ 50 % de l’apport énergétique quotidien. Les produits laitiers allégés, écrémés ou demi-écrémés, sont donc totalement déconseillés. Au contraire, les repas de légumes seront toujours accompagnés d’une source de corps gras, en variant noisette de beurre et cuillerée d’huile.

Faire du repas un moment important. Le repas est aussi l’occasion pour l’enfant de faire le plein de sourires, de paroles, de caresses. Il doit être vécu par lui comme un moment de sécurité et de bien-être. Rien de mieux qu’une maman si possible ni stressée ni anxieuse, qui fait confiance et donne confiance à son bébé !

(« Enfant et Nutrition. Guide à l’usage des professionnels ». Office de la Naissance et de l’Enfance, Bruxelles.)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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