Les oméga-3 viennent à l’aide dans la prévention des troubles psychologiques

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Les oméga-3 ont généralement bonne presse grâce aux différentes recherches mettant en avant leurs avantages pour le corps et le cerveau. En ce qui concerne le cerveau, plusieurs études mettent en avant la capacité des oméga-3 à exercer une action naturelle antidépressive. Les oméga-3 sont une composante clé des cellules du cerveau.

« Les oméga-3 viennent à l’aide dans la prévention des troubles psychologiques » Selon une recherche publiée dans la revue « Psychiatry Research » en mars 2007, ils jouent également un rôle dans la signalisation de la dopamine et la sérotonine. L'idée que les oméga-3 puissent avoir un effet antidépresseur chez les femmes enceintes provient d'une étude publiée dans le journal « Clinical Psychiatry » de mars 2008. Une autre étude parue en janvier 2009 dans le journal américain « Clinical Nutrition », la prise d’oméga-3 s'est également avérée salutaire pour améliorer le bien-être psychologique des femmes ménopausées.

Du fait que les oméga-3 jouent un rôle important dans le fonctionnement du cerveau, il semble qu’ils puissent aider à prévenir voire même à traiter d'autres maladies provenant du cerveau. Dans une étude récente publiée en février 2010 dans « Archives of General Psychiatry », des chercheurs provenant d’Australie, d'Autriche, et de Suisse ont évalué l'impact que pouvaient avoir les oméga-3 sur des individus âgés de treize à vingt-cinq ans considérés comme ayant un très haut risque d’être atteint par un désordre psychotique (les désordres psychotiques sont généralement des maladies mentales graves, qui incluent la schizophrénie). La procédure de l’étude a inclus des personnes susceptibles d’avoir une psychose, une schizophrénie, un trouble de la personnalité ou des symptômes psychotiques de bas niveau.

Ces individus ont reçu soit 1.2 gramme d’oméga-3 par jour soit un placebo pendant douze semaines. Les participants à l'étude ont été évalués durant quarante semaines.

Les oméga-3 ont conduit à une réduction statistiquement significative du risque de progresser vers un véritable désordre psychotique au cours de l'étude : 4.9 % des participants prenant des oméga-3 sont entrés franchement en psychose contre 27.5 % pour ceux qui prenaient le placebo. Les symptômes liés à la psychose étaient également réduits et une amélioration a été constatée lorsqu’il y avait prise d’oméga-3. L’état psychologique de départ des deux groupes était identiques.

Les auteurs de cette étude ont conclu que les oméga-3 « diminuent le risque de progression des désordres psychotiques. Ils offrent une stratégie sûre et efficace pour prévenir l’apparition de ces troubles chez les jeunes ayant des états psychotiques subliminaux. »

(Par le Dr. John Briffa, médecin basé à Londres, journaliste en médecine, spécialisé dans la nutrition et la médecine naturelle.)

SOURCE : La Grande Epoque

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