Les ménages à revenus modestes sont plus exposés au risque d'obésité

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Au cours des 5èmes Journées annuelles de l'Institut Roche de l'obésité, une table ronde a réuni des experts de différents horizons pour évoquer le rôle des contraintes économiques dans l'obésité. Une étude de l'ObEpi (Inserm, Institut Roche de l'obésité et TNS-Sofres) révélait, en 2003, une relation inversement professionnelle entre la prévalence de l'obésité et le niveau d'éducation.

Plus le niveau de revenus est faible, plus l’obésité est fréquente, résume l’enquête. Les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) préconisent une consommation quotidienne de 450 gr de fruits et légumes. Or, une telle consommation représente 12 % du budget d’un ménage d’employés, contre 5,5 % du budget d’un ménage de cadres.

L’idée d’une évolution de la Politique agricole commune (PAC) en faveur de subventions des fruits et légumes au détriment des produits gras et sucrés est posée. Le député Jacques Domergue milite pour sa part pour une meilleure sensibilisation et pour la concertation avec les industriels.

(Le Panorama du Médecin, 06/03)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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