Les médecins 3 fois plus adeptes de la santé connectée que les français

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Les médecins 3 fois plus adeptes de la santé connectée que les français

Les objets connectés sont de plus en plus adoptés par les professionnels de santé et interpellent aujourd'hui la pratique médicale. Withings, entité du groupe Nokia Technologies et leader de la santé et du bien-être connectés, a réalisé pour la MACSF, mutuelle d’assurance des professionnels de santé, une étude sur la perception et l’utilisation des objets connectés en santé par les médecins en juillet 2016

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Les professionnels de santé sont 25% à utiliser des objets de santé connectée pour eux et 61% à utiliser des applications mobiles de santé dans le cadre de leur profession. L’adoption de la santé connectée n’est plus une question pour les jeunes médecins. En revanche les professionnels de santé sont dans « le flou » quant à leur responsabilité en cas d’usage d’objets connectés pour leurs patients.

Alors que les objets connectés interpellent la pratique médicale, la MACSF et Withings ont souhaité apporter un éclairage sur leur adoption aujourd’hui par les professionnels de santé en réalisant une étude construite à partir des réponses à un questionnaire envoyé à une cohorte de 1037 sociétaires de la MACSF.

Les médecins plébiscitent les objets connectés pour eux‐mêmes mais l’intégration à la pratique médicale reste nuancée

Celle‐ci révèle que la réalité est loin des idées reçues. Non, les professionnels de santé ne sont pas hostiles à la santé connectée en raison d’un corporatisme déplacé ou d’une éventuelle tentation luddite, comme ces ouvriers qui détruisaient les machines‐outils au 19ème siècle par crainte de perdre leur emploi. Au contraire même, puisque les médecins font partie des « early adopters » de la santé connectée : ils sont environ 1 sur 4 à posséder un objet connecté, soit 3 fois plus que la moyenne des français, même s’ils sont généralement destinés à un usage personnel et donc assez peu intégrés au sein du cabinet pour la mesure ou le diagnostic.

Toutefois, parmi les médecins utilisant des objets connectés dans un cadre professionnel, 43% s’en servent pour établir un diagnostic. De même, au‐delà des objets, deux tiers des médecins utilisent des applications mobiles, principalement pour consulter des encyclopédies médicales ou comme aide au diagnostic.

Les objets connectés : un risque pour le secret médical ? 40% des médecins craignent pour le secret médical en utilisant les outils numériques en santé

L’étude fait apparaître que le principal frein à une diffusion plus large des objets connectés dans le milieu médical réside dans le manque de confiance des professionnels, qui craignent pour le secret médical à l’heure du cloud. La deuxième raison qui explique cette retenue tient au régime de responsabilité, qui ne serait pas suffisamment clair. 34% d’entre eux s’interrogent notamment dans le cas où une application qu’ils auraient recommandée finirait par être mise en cause dans la dégradation de l’état de santé d’un patient.

Malgré cela, de nombreux professionnels de santé s’accordent à reconnaître les bienfaits attendus des objets connectés dans la pratique médicale. Plus de 80% d’entre eux pensent que les patients peuvent s’impliquer davantage dans leur maladie grâce aux objets connectés, et près de quatre médecins sur dix pensent que les objets connectés pourraient contribuer à diminuer le nombre d’hospitalisations et à une meilleure gestion des maladies chroniques.

Si les médecins sont parmi les premiers à se saisir des nouvelles technologies, tous ne se sentent pas impactés de la même manière : il existe un clivage générationnel qui est propre au numérique et à l’introduction de toute nouvelle technologie quand elle vient bouleverser les usages. L’étude montre par exemple qu’un médecin de plus 50 ans sur cinq craint de voir les relations avec les patients se dégrader du fait des objets connectés, alors que cette proportion n’est que de 14% en population générale.

Cette étude fait donc ressortir un relatif consensus : la e‐santé changera la pratique médicale si les conditions de la confiance numérique sont réunies.

Pour en savoir plus, consulter l'étude complète.

SOURCE : MACSF