Les industries agro-alimentaires s'impliquent dans l'optimisation des teneurs en sel des aliments

lu 2927 fois

La Direction Générale de la Santé (DGS), qui assure le secrétariat du comité de pilotage du Programme National Nutrition Santé (PNNS) a invité le 22 octobre les professionnels à faire le point sur leurs actions engagées depuis 2002 pour optimiser les teneurs en sel. Les représentants des secteurs les plus concernés (pain, charcuteries, fromages, soupes, qui sont les aliments les plus contributeurs aux apports en sel dans notre alimentation), ainsi que la Fédération des entreprises du Commerce et de la Distribution (FCD) ont montré leur forte implication dans cette démarche.

Les soupes ont vu leur teneur en sel diminuer en moyenne de 14% en 6 ans. Le secteur de la charcuterie a mené de nombreuses actions pédagogiques auprès des entreprises et adapté le code des usages. La baisse moyenne entre 1993 et 2007 est de 8 % avec des différences importantes selon les produits. De même pour les fromages, la sensibilisation des entreprises se poursuit pour diminuer la variabilité des teneurs constatée pour un même type de fromage et tirer ainsi la moyenne à la baisse.

Une enquête est en cours pour des résultats chiffrés au 1er trimestre 2008. Plus globalement, le comité des salines constate une réduction de l'ordre de 10% de l'utilisation du sel depuis 2001.

Ces optimisations ne peuvent se faire que très progressivement pour éviter d'une part le rejet des produits par les consommateurs s'ils jugeaient leur goût pas assez salé et d'autre part pour évaluer et dépasser lorsque c'est possible les contraintes technologiques et surtout sécuritaires pour lesquelles le sel joue un rôle essentiel notamment dans les fromages et les charcuteries.

Les secteurs mènent d'ailleurs des recherches dans ce sens. L'ANIA souhaite que les pouvoirs publics et le PNNS reconnaissent l'implication des professionnels, les contraintes qui expliquent l'évolution très progressive et limitée pour certains aliments et évaluent l'impact de ces efforts sur les consommations alimentaires de manière objective. Il est également essentiel de poursuivre l'éducation alimentaire puisque le consommateur reste, heureusement, maitre de sa salière.

SOURCE : Association Nationale des Industries Alimentaires

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s