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Les Français consomment de moins en moins de fruits et légumes

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Les Français consomment de moins en moins de fruits et légumes

Obligatoire depuis dix ans sur toute publicité alimentaire, la recommandation de consommer cinq fruits et légumes par jour a de moins en moins d'impact sur la population qui en consomme de moins en moins ! Dans le même temps, l’obésité a repris sa progression depuis 10 ans, en particulier chez les enfants.

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Les Français s'éloignent de plus en plus de la recommandation en fruits et légumes

La recommandation « cinq fruits et légumes par jour » a été préconisée en France par le Programme national nutrition santé (PNNS) en 2001. Les bénéfices mis en avant sont des apports en vitamines, minéraux et fibres et un effet protecteur contre les principales pathologies chroniques. L’atteinte de ces objectifs a toujours été problématique en raison, notamment, de la perte du savoir-faire culinaire.

Aujourd’hui, les générations les plus jeunes consomment quatre fois moins de fruits et de légumes que leurs grands-parents.

Grâce à son système d’enquête sur les Comportements et consommations alimentaires en France (CCAF), le CRÉDOC évalue à la demande des acteurs de la filière des fruits et légumes le suivi sur dix ans de la recommandation.

La dernière analyse montre qu’après une hausse entre 2007 et 2010, la crise économique a complètement effacé les gains. En 2016, malgré la reprise, on n’a jamais eu aussi peu de grands consommateurs de fruits et légumes, que ce soit chez les enfants ou les adultes : seulement 25 % des Français en 2016 contre 31 % en 2010.

Les Français qui respectent le moins cette recommandation sont toujours les individus vivant dans des familles de deux enfants ou plus, très peu diplômés et habitant plutôt dans la moitié nord de l’Hexagone.

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Toutefois, la baisse constatée ces dernières années est plus accentuée dans les catégories les plus diplômées et dans les familles de trois enfants ou plus. Parmi les diplômés de niveau Bac + 3, la part des petits consommateurs de fruits et légumes (moins de 3,5 portions par jour) a augmenté de 19 points en six ans contre + 9 points parmi les non diplômés.

Aujourd'hui, les jeunes générations sont plus diplômées… et consomment de moins en moins de fruits et légumes.

Si les inégalités sociales ont ainsi tendance à se réduire, les différences territoriales, elles, continuent de s'accentuer. Dans la région Nord par exemple, la part des petits consommateurs (moins de 3,5 portions par jour) est passée de 45% à 75 % de 2010 à 2016. Dans le même temps, cette part est restée identique dans le Sud-Est et dans l'Ouest.

L'obésité reprend sa progression

Dans les catégories défavorisées, le surpoids et l’obésité augmentent de nouveau en 2016, parmi les adultes comme parmi les enfants.

En 2016, la proportion d’enfants en surpoids ou obèses est de 19,8 % contre 15,8 % en 2007. Les enfants concernés sont toujours nettement plus représentés dans les milieux les plus défavorisés (le pourcentage de surpoids ou obèses est de 35 % dans les foyers avec moins de 9 900 euros annuels par unité de consommation, contre 26 % pour ceux gagnant de 9 900 euros à moins de 13 000 euros et seulement 16 % pour ceux gagnant plus de 30 500 euros).

Pour en savoir plus sur cette étude parue dans le n° 292 de CRÉDOC-Consommation et modes de vie, télécharger-la ici.

SOURCE : CREDOC

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