Les édulcorants intenses : sûrs pour la consommation de tous, y compris les femmes enceintes

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À l’occasion des Entretiens de Bichat 2012, l’ISA France – Association Internationale pour les Edulcorants – a organisé un point presse avec Marc Fantino, professeur de Physiologie au CHU de Dijon et le docteur David Elia, gynécologue, afin de faire un point sur l’état actuel des connaissances médicales et scientifiques relatives aux principales questions que peut soulever la consommation humaine des édulcorants intenses. Ils ont ainsi pu répondre aux interrogations sur la consommation d’édulcorants intenses chez la femme enceinte.

Les édulcorants intenses ont été évalués et réévalués favorablement par les autorités sanitaires les plus strictes depuis 30 ans et leur autorisation repose sur les avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

Concernant plus particulièrement les femmes enceintes (1), l’ANSES a indiqué en juin dernier que « les données disponibles ne permettent pas de conclure à un effet préjudiciable des édulcorants intenses pendant la grossesse, que ce soit sur la santé de la mère, les paramètres obstétricaux ou la santé du nouveau-né (2) ».

Le Pr Marc Fantino rappelle que « l’aspartame n’est interdit dans aucun pays, et est très probablement l’édulcorant ayant le plus fait l’objet d’études relatives à sa sécurité sanitaire ». Il ajoute : « De l’ensemble des données scientifiques disponibles à ce jour, il est possible de conclure à l’absence de tout risque démontré des édulcorants intenses autorisés à la consommation humaine, notamment pour les femmes enceintes. L’incessante relance des débats, sans arguments nouveaux, entretient vainement le doute ».

Le Dr David Elia précise que dans sa pratique quotidienne, les « édulcorants intenses constituent une alternative diététique intéressante, notamment pour les femmes enceintes, potentiellement sujettes au surpoids ».

Durant leur grossesse, les femmes doivent prêter une attention particulière à leur alimentation, notamment la consommation de sucres dont l’attrait est souvent renforcé pendant la grossesse. Dans le suivi du diabète gestationnel, du surpoids ou encore de l’apparition de caries dentaires, le Dr David Elia, en tant que gynécologue, insiste sur le fait que « les édulcorants font partie des moyens à disposition pour la prise en charge de ces maux ». Selon lui, « le risque serait d’en priver les femmes enceintes présentant un diabète gestationnel ou un surpoids ». D’autant plus qu’à ce jour, elles ne consomment en moyenne de l’aspartame qu’à hauteur de 5,4% (3) de la Dose Journalière Admissible (DJA) (4).

Le Dr David Elia ajoute : « dans un climat anxiogène, où se nourrir n’est plus un simple geste alimentaire, il faut raison garder et ne pas se tromper de combat. La grossesse est un moment particulier dans la vie d’une femme, n’en faisons pas une addition de contraintes. »

Pour de plus amples informations, consultez les articles "Sécurité et effets métaboliques des édulcorants intenses" du Professeur Marc Fantino et "L'alimentation de la femme enceinte : entre faux débats et vrais enjeux" du Docteur David Elia issus de la session "Edulcorants intenses chez la femme enceinte : que faut-il en penser ?" lors des Entretiens de Bichat 2012.

Références

  1. La seule contre-indication à la consommation d’aspartame est la phénylcétonurie, maladie génétique rare systématiquement détectée à la naissance.
  2. Source : note d’étape de l’ANSES relative à l’évaluation des bénéfices et risques nutritionnels des édulcorants intenses chez la femme enceinte, publiée le 18 juin 2012. Page 14.
  3. Note d’étape de l’ANSES relative à l’évaluation des bénéfices et risques nutritionnels des édulcorants intenses chez la femme enceinte, publiée le 18 juin 2012. Page 8.
  4. La DJA fixée pour l’aspartame est de 40mg/kg/j. La DJA est la quantité d’aspartame que l’on peut consommer tous les jours de sa vie sans aucun risque pour sa santé, mais ne correspond en aucun cas à un seuil de toxicité (100 fois inférieure), c’est au contraire une dose de précaution.

SOURCE : Association Internationale pour les Edulcorants

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