Les bonnes raisons de penser à la vitamine D

lu 7875 fois

Les bonnes raisons de penser à la vitamine D

Dans le monde, près d’un milliard de personnes auraient des apports déficients ou insuffisants en vitamine D. Au moins 40% des Français auraient des apports inférieurs au seuil jugé nécessaire pour une bonne santé osseuse. Et plus de 80% n’atteindraient pas le seuil optimal. Les raisons de « penser vitamine D » sont nombreuses. Pas seulement pour l’assimilation du calcium et la solidité des os. Pour les muscles, le coeur, le cerveau…

Les bénéfices osseux occupent toujours la première place dès qu’on évoque la vitamine D. Le nombre d’articles scientifiques qui leur sont consacrés a beaucoup augmenté en dix ans. Le calcium est l’élément déterminant de la qualité du squelette, explique Véronique Coxam [1] (Unité de nutrition humaine, Inra, Clermont-Ferrand). S’il faut respecter les apports conseillés pour ce minéral, il faut aussi de la vitamine D pour optimiser son assimilation par l’organisme. La vitamine D stimule l’absorption intestinale du calcium et facilite ainsi la minéralisation. Elle pourrait aussi moduler directement les cellules osseuses : en cas de déficience en vitamine D, la perte osseuse s’accélère.

Pour les os, mais aussi pour les muscles

Des études menées chez des sujets jeunes et chez des sportifs ont montré par ailleurs que la vitamine D avait des effets positifs sur la masse musculaire et sur les performances, observe Stéphane Walrand [2] (Unité de nutrition humaine, Inra, Clermont-Ferrand). Elle a des effets au sein de la cellule musculaire. Chez les personnes âgées, un faible statut en vitamine D est toujours associé à une diminution de la masse, de la force et de la capacité contractile des muscles.

Des études récentes montrent aussi que la vitamine D pourrait aider à diminuer la masse grasse corporelle et la résistance à l’insuline, qui sont aussi des facteurs de risque pour la santé musculaire et osseuse. Tout mis ensemble, elle participe à la préservation des os et des muscles, limite la baisse des capacités physiques et diminue le risque de chute et de fracture chez les seniors.

Un espoir contre le risque cardiovasculaire

Pourrait-elle aussi protéger le coeur ? La question se pose légitimement. Des expérimentations ont montré des effets favorables de la vitamine D vis-à-vis de la pression artérielle, du myocarde, de l’inflammation, de l’immunité… Des études d’observation ont noté des associations entre de faibles taux de sanguin de vitamine D et l’insuffisance cardiaque, l’hypertension artérielle, le diabète, les accidents et la mortalité cardiovasculaires… On ne sait pas pour autant si ces faibles taux sont une cause ou une conséquence, précise le Dr Marie Courtebaisse [3] (hôpital européen Georges Pompidou, Paris). Seule paraît établie aujourd’hui une action favorable de la vitamine D sur certains paramètres intermédiaires du risque cardiovasculaire : résistance à l’insuline, pression artérielle, peut-être inflammation.

La déficience pourrait aggraver des maladies neurologiques ou immunitaires

De même, la déficience en vitamine D pourrait être, non pas une cause, mais un facteur aggravant dans certaines maladies neuro-dégénératives et psychiatriques, indique Pascal Millet [4] (CNRS, Marseille). Epilepsie, dépression, maladie d’Alzheimer, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, par exemple. Pour la schizophrénie, une carence prénatale en vitamine D a été évoquée. Les carences influent aussi sur le système immunitaire : elles seraient un facteur de risque de tuberculose, et peut-être de grippe… Elles pourraient aussi aggraver les maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde, le diabète de type 1, le lupus, les maladies inflammatoires du tube digestif.

Les apports recommandés sont loin d’être atteints

Reste la question du « bon » taux de vitamine D. Pour la santé osseuse, plus de 20 ng/mL sont souhaitables, dit le Dr Jean-Claude Souberbielle [5] (hôpital Necker, Paris). En cas d’ostéoporose ou de maladie exposant au risque osseux, d’insuffisance rénale, 25 à 30 ng/mL peuvent être recommandés. Le groupe de recherche et d’information sur les ostéoporoses (GRIO) retient le chiffre de 30 ng/mL. Un seuil en-dessous duquel la perte osseuse s’accélère et la densité minérale osseuse diminue. Pour le coeur, un taux compris entre 20 et 35 ng/mL paraît également favorable, estime le Dr Courtebaisse3. Or, au moins 40% des Français n’atteignent pas le seuil de 20 ng/mL et près de 80% sont en-dessous de 30 ng/mL. Et ces pourcentages semblent encore plus importants chez les adolescents, les plus de 70 ans, les porteurs de pathologies diverses…

Du soleil et des aliments choisis

En cause, d’abord le manque de soleil, explique Jean-François Landrier6 (Inra et Inserm, Marseille): la vitamine D est surtout fabriquée par l’épiderme après exposition solaire. Le soleil couvrirait seulement 10 à 25% des besoins, d’après une estimation récente. Une couverture qui varie en fonction des saisons, mais peut être diminuée par l’âge, l’excès de poids, la sédentarité, l’utilisation de crèmes protectrices, la pollution atmosphérique, le port de vêtements couvrants…

En cause aussi, le faible nombre d’aliments riches en vitamine D et leur relativement faible consommation. Chez les adultes, 38% de l’apport en vitamine D provient des poissons, 10% des oeufs et 18% des fromages. Chez les enfants, respectivement 31%, 9% et 7%. Au total, on est bien loin des apports recommandés et on pourrait sans hésiter augmenter les doses !

Où acheter de la vitamine D

Voici une boutique où obtenir : Calcium citrate + vitamine D3

D'origine organique, le citrate de calcium est la source de calcium la mieux absorbée, la mieux assimilée et la mieux tolérée par l'organisme. Potentialisé par la vitamine D3, c'est aussi le plus efficace en prévention et traitement de l'ostéoporose.

[1] Coxam V, et coll. Cah Nutr Diet 2014; 49:260-266. DOI: 10.1016/j.cnd.2014.07.007

[2] Walrand S. Cah Nutr Diet 2014; 49: 273-278. DOI : 10.1016/j.cnd.2014.09.003

[3] Courtebaisse M, et coll. Cah Nutr Diet 2014 ; 49 :267-272. DOI : 10.1016/j.cnd.2014.07.010

[4] Millet P, et coll. Cah Nutr Diet 2014 ; 279-293. DOI : 10.1016/j.cnd.2014.03.006

[5] Souberbielle JC. Cah Nutr Diet 2014 ; 49 :252-259. DOI : 10.1016/j.cnd.2014.07.011

[6] Landrier JF. Cah Nutr Diet 2014 ; 49 :245-251. DOI : 10.1016/j.cnd.2014.07.008

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s