Les ballonnements et flatulences ne sont pas une fatalité

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Flatulences, ballonnements, diarrhée, constipation : rare est celui qui n’a jamais esquissé un sourire à leur évocation. Mais derrière ce sourire peut aussi se cacher la gêne. Les troubles gastro-intestinaux concernent un grand nombre de Français. Aujourd’hui, les connaissances apportées par la recherche ont permis de mettre au point des produits efficaces… pour ne plus être pris au dépourvu.

Plus de 9 personnes interrogées sur 10 concernées…

D’après un sondage Ifop [1] réalisé en décembre 2012 sur un échantillon représentatif de 1010 personnes, 92% des personnes interrogées déclarent être concernées par des ballonnements ou des flatulences.

Bien que ces deux symptômes soient associés dans 3/4 des cas, ils peuvent exister l’un sans l’autre et mettent en jeu des mécanismes physiologiques quelque peu différents.

Flatulences, ballonnements, diarrhée, constipation : rare est celui qui n’a jamais esquissé un sourire à leur évocation. Mais derrière ce sourire se cache souvent la gêne, parfois même la souffrance. 78% des individus interrogés se déclarant « ballonnés » présentent des douleurs. Parler de souffrance n’est pas usurpé : au-delà de la douleur physique qui peut en découler, leur impact psychologique est réel. D’autant plus que ces désagréments peuvent avoir la fâcheuse tendance à survenir à des moments cruciaux, le stress favorisant leur apparition. Les mécanismes physiopathologiques à l’origine des ballonnements et des flatulences sont divers, tout comme les facteurs susceptibles de les moduler.

Les ballonnements : de la sensation à la distension

Les ballonnements correspondent à une sensation subjective : celle d’avoir le ventre gonflé. Elle ne s’accompagne pas toujours d’une distension abdominale objective : environ un quart des malades souffrant d’un ballonnement ont un ventre plat à l’examen clinique [2].

L’implication des gaz intestinaux

Les gaz intestinaux peuvent provenir de trois sources différentes : l’air dégluti, la diffusion à partir du sang (l’azote et l’oxygène) et la production dans le tube digestif par les bactéries anaérobies : du dioxyde de carbone et de l’hydrogène en majorité, mais aussi du méthane et du sulfure d’hydrogène [2].

Une partie de ces gaz est consommée par les bactéries aérobies. Le reste est éliminé par l’éructation, la diffusion vers le sang puis l’excrétion pulmonaire ou l’excrétion rectale.

Le métabolisme des gaz intestinaux [2]

La physiopathologie des ballonnements est complexe (la physiopathlogie est la discipline biologique qui traite des dérèglements de la physiologie). Plusieurs mécanismes sont avancés par les chercheurs mais, à l’heure actuelle, leur importance respective n’est pas clairement établie.

Longtemps, l’hypothèse prédominante a été celle d’une production excessive de gaz chez les individus concernés, en lien avec une modification de leur flore intestinale. Lorsque les aliments cheminent dans le tube digestif, les bactéries qui séjournent dans le côlon sont responsables de la fermentation des substances arrivées à ce niveau : un métabolisme qui entraîne la production de certains gaz. Or, des études ont montré que le profil des bactéries de la flore du côlon des sujets atteints du syndrome de l’intestin irritable était différent de celui d’une population saine, avec notamment moins de bifidobactéries au sein de la flore dominante [4]. Elle serait également plus instable. Ces modifications pourraient impacter sur la fermentation et être à l’origine d’une production accrue de gaz.

Une autre théorie associe cette éventuelle production excessive de gaz à la malabsorption de certains sucres tels que le fructose et le sorbitol. Ce sont des sucres que l’on trouve en grande quantité dans l’alimentation occidentale actuelle : plats cuisinés, jus de fruits, gâteaux, bonbons, sauces, chewing-gums, produits diététiques « sans sucre », etc. Leur malabsorption pourrait être sous-estimée et être à l’origine de ballonnements et de l’émission de gaz [4].

Le lactose est lui-aussi incriminé par certains résultats d’études.

La théorie de la production excessive de gaz pour expliquer les ballonnements a été remise en cause par certains résultats récents. Plusieurs équipes de chercheurs ont en effet calculé le volume des gaz chez les individus « ballonnés » : il s’est avéré similaire au volume normal, soit 100 à 200 ml de gaz dans le tube digestif [2]. Par perfusion, une équipe barcelonaise a introduit dans des intestins plus d’un litre de mélange gazeux. Cela n’a généré qu’une augmentation mineure du périmètre abdominal (2 cm maximum), qui n’explique pas la distension bien plus conséquente observée chez certains patients (de 10 à 12 cm).

Aujourd’hui, les recherches s’orientent aussi vers la théorie d’une perturbation du transit des gaz intestinaux. L’équipe barcelonaise susmentionnée a constaté qu’une infusion d’un mélange gazeux (azote, oxygène, gaz carbonique) chez des sujets sains entraînait une augmentation de l’émission de gaz au niveau de l’anus, proportionnellement au volume infusé. Cette réponse n’est pas observée chez la majorité des individus souffrant de ballonnements, qui retiennent un volume important de gaz. Reste à déterminer les mécanismes à l’origine de cette rétention.

Globalement, c’est la coordination de la motricité au niveau de l’intestin grêle qui est mise en cause : la contraction de la paroi intestinale, qui assure la propulsion des gaz, pourrait être moins optimale chez les personnes «ballonnées», en raison de réflexes viscéraux altérés.

D’autres paramètres pourraient concourir à la survenue de ballonnements. Une hypersensibilité viscérale, en particulier chez les personnes « ballonnées» » à ventre plat, expliquerait la sensation de gonflement, malgré un volume normal de gaz abdominaux. Quelques études évoquent aussi un dysfonctionnement des muscles composant la sangle abdominale : les chercheurs ont constaté que le diaphragme de certains individus « ballonnés » ne se relâchait pas suffisamment à la suite d’une infusion gazeuse, d’où une sensation d’hyperpression au niveau de l’abdomen.

La qualité de l’alimentation a également un rôle : une consommation de lipides favorise la rétention gazeuse par exemple [4].

Il est probable que plusieurs de ces mécanismes se combinent pour donner naissance aux ballonnements, une combinaison qui est spécifique à chaque individu [2].

Jusqu’à 80 % des « constipés » sont aussi « ballonnés » : Les risques de ballonnements sont d’autant plus élevés que l’individu est sujet à la constipation.Les ballonnements constituent un symptôme qui concernent jusqu’à 80% des individus constipés [2].

Les femmes : premières victimes

Les femmes sont davantage concernées par les ballonnements que les hommes : deux fois plus selon la plupart des études [5]. Néanmoins, les hommes pourraient décrire le problème différemment, évoquant une tension ou une contraction de leur abdomen.

Jusqu’à 40% des femmes voient leurs ballonnements s’aggraver avant et au moment de leurs règles [2], suggérant une influence du statut hormonal : la libération de prostaglandines au cours du cycle menstruel pourrait accroître la sensibilité viscérale [4]. Les ballonnements sont aussi le lot de nombreuses femmes enceintes, en particulier durant le troisième trimestre.

La fréquence des ballonnements

Elle est variable selon les individus : d’après le sondage Ifop, 14% des personnes interrogées présentant de ballonnements en souffrent souvent, 34% de temps en temps et 31% rarement [1]. Les ballonnements peuvent survenir plusieurs fois par semaine. Quand elle est observée, la distension abdominale s’accentue au fil de la journée, est exacerbée par la prise alimentaire, et disparaît pendant la nuit. L’augmentation du périmètre abdominal peut atteindre jusqu’à 12 cm [4]. Le poids ne s’en voit que très peu affecté [5].

Les flatulences : quand un phénomène naturel devient anormal

Pets, vents, vesses, etc. : une diversité d’appellations plus ou moins savantes pour un même phénomène, souvent source de gêne. Les flatulences sont pourtant un mécanisme physiologique normal, dû à la production de gaz par les bactéries du côlon. Par jour, un individu sain en émet entre 8 et 13,6 pets par jour selon les études [7]. En-dessous de 20 pets quotidiens, il n’y a pas lieu de s’inquiéter ! 18% des personnes interrogées estiment néanmoins souffrir souvent de flatulences et 40% de temps en temps [1].

L’azote, le dioxygène, le dioxyde de carbone, l’hydrogène et le méthane représentent 99% des gaz émis et ils sont inodores. Les gaz malodorants sont des composés soufrés produits à partir d’hydrogène par des bactéries potentiellement présentes dans le côlon [7]. Un excès de flatulences, c’est-à-dire une augmentation du débit rectal de gaz peut survenir en raison d’une augmentation de la production de gaz par les bactéries du côlon, à cause d’une ingestion trop importante d’hydrates de carbone non digérés par l’estomac et l’intestin grêle [7].

Une incidence sur la vie quotidienne

Les ballonnements comme les flatulences ont un impact négatif sur la vie quotidienne. Certains individus «ballonnés» rapportent qu’ils sont incapables de finir leur repas en raison des ballonnements quand d’autres présentent des difficultés à dormir [2].

Souffrir d’un de ces deux troubles génère également un stress. La distension abdominale, voire la seule sensation de ventre gonflé, est très mal vécue, en particulier chez les femmes. Les éventuels bruits et odeurs désagréables imputables à l’émission de gaz mettent eux aussi très mal à l’aise, d’autant plus dans certaines situations : au bureau, à l’école, au cours d’une cérémonie. Or, tel un cercle vicieux, le stress à son tour favoriserait le ballonnement chez un tiers des sujets ! [2]. Une réalité en concordance avec le sondage Ifop récent : le stress est à l’origine des ballonnements pour 36% des personnes interrogées. Ils sont 25% à estimer que c’est aussi le cas pour les flatulences [1].

Ne laissez pas des ballonnements gâcher votre silhouette : La première personne à le voir… c’est vous. Cela peut même devenir une obsession. Si vous êtes régulièrement sujets aux ballonnements, évitez de porter des vêtements serrés et qui serrent la taille, préférez leur des vêtements amples et confortables.

Seul 1 sujet interrogé sur 10 se soigne

Malgré une meilleure compréhension des différents mécanismes mis en jeu, il est difficile pour un patient de déterminer lequel est à l’origine des symptômes. Quelques conseils hygiéno-diététiques peuvent néanmoins leur être donnés… quand ils viennent consulter leur médecin ou leur pharmacien.

En prévention

Côté alimentation : Pour les individus sujets aux ballonnements, il est conseillé de limiter la consommation d’aliments à forte capacité « fermentescible » qui vont favoriser la production de gaz intestinaux.

Classement de différents aliments en fonction de leur capacité à provoquer la production de gaz [4]

Les boissons gazeuses et les fibres sont aussi à limiter, tout comme les produits riches en fructose et/ou en sorbitol.

Principaux aliments à forte teneur en fructose [4]

Enfin, il faut veiller à manger lentement et calmement, en mâchant bien pour éviter d’avaler de l’air. Se tenir bien droit permet aussi de ne pas comprimer l’estomac. Ces conseils alimentaires sont généralement bien connus des individus souffrant de ballonnements et/ou de flatulences, puisque près de la moitié des personnes interrogées par l’institut Ifop (49%) associent les ballonnements au fait de consommer certains aliments et de manger trop vite [1].

Côté hygiène de vie : La pratique régulière d’une activité physique, en favorisant la station debout, favorise le transit intestinal des gaz [3]. Marcher un peu après un repas copieux est également bénéfique.

En cas d’épisode de ballonnement

Quels traitements thérapeutiques pour les ballonnements et les flatulences ? Pr. R.Benamouzig : « Excepté si les symptômes s’expliquent par une constipation, les traitements définitifs n’existent pas ! Voici les aides et les remèdes qui peuvent toutefois être proposés aux patients :

  • la siméticone,
  • le charbon,
  • ou encore des probiotiques. »

Quels conseils prodiguez-vous à vos patients ? Pr. R.Benamouzig : « Assez peu en réalité. Les recommandations touchant à l’alimentation ont été plutôt bien intégrées par le grand public. Si la malabsorption d’un sucre est soupçonnée, un interrogatoire et des tests respiratoires sont réalisés, leurs résultats peuvent amener à éviter certains aliments : les FODMAPs (Fermentable, Oligo-, Di-, Monosaccharides and Polyols: sucres fermentescibles) peu absorbés au niveau du petit intestin et fermentés. Le médecin se retrouve relativement démuni pour traiter ces problèmes. »

Astuce ! Dans la mesure du possible, il est recommandé de s’allonger et de se masser le ventre pour relâcher les muscles de la sangle abdominale et diminuer la distension [2].

DULCOGAS® : Une solution efficace et discrète

Pour soulager les patients, le laboratoire Boehringer Ingelheim lance en France un produit avec une forme galénique innovante capable d’agir sur les désordres intestinaux liés à un excès de gaz chez l’adulte et chez l’enfant dès 6 ans, DULCOGAS® :

  • Aide à limiter les gaz intestinaux
  • Combat la sensation de ballonnement
  • Aide à prévenir les flatulences

DULCOGAS® est un dispositif médical à base de siméticone, une molécule bien connue du corps médical. La siméticone favorise la rupture des bulles de gaz intestinaux [8]. Son efficacité a été démontrée par plusieurs études cliniques [9-12].

DULCOGAS®

Les + de DULCOGAS®

Discret : Sticks unidoses faciles à prendre. A glisser dans le sac ou dans la poche pour l’avoir toujours sous la main en cas de besoin…

Pratique : Granulés à dissolution immédiate dans la bouche. Ne nécessite pas d’eau.

Agréable : grâce à son goût menthe frais.

Sans sucre : il convient donc au diabétique (édulcoré au sorbitol).

Références

  1. Sondage Ifop/Presse-Papiers, novembre 2012
  2. Aspiroz et al, Abdominal bloating, Gastroenterology, 2005;129:1060-1078
  3. Brian E. Lacy et al, Pathophysiology, evaluation, and treatment of bloating : hope, hype, or hot air ?, Gastroenterol & Hepatol, 2011;7(11):729-39
  4. P. Ducrotté, Ballonnement abdominal : où en est-on ? Gastroenterol Clin Biol, 2009;33:F94-100
  5. A. Agrawal et al, Review article : abdominal bloating and distension in functional gastrointestinal disorders – epidemiology and exploration of possible mechanisms, Aliment Pharmacol Ther, 2008;27(1):2-10
  6. Arnold Wald et al, Effect of pregnancy on gastrointestinal transit, Dig Dis Sci, 1982 Nov;27(11):1015-8
  7. L. Peyrin-Biroulet, Gaz intestinaux, La lettre de l’hépato-gastroentérologue, 2005;5:235- 238
  8. Brecevic et al, Mechanism of antifoaming action of simethicone, J Appl Toxicol, 1994;14(3):207-11
  9. Bernstein et al, A double-blind trial of simethicone in functional disease of the upper gastrointestinal tract, J Clin Pharmacol, 1974;14(11):617-23.
  10. Hanauer et al., Randomized, double-blind, placebo-controlled clinical trial of loperamide plus simethicone versus loperamide alone and simethicone alone in the treatment of acute diarrhea with gas-related abdominal discomfort, Curr Med Res Opin, 2007;23(5):1033-43.
  11. Holtmann et al, A randomized placebo-controlled trial of simethicone and cisapride for the treatment of patients with functional dyspepsia, Aliment Pharmacol Ther, 2002;16(9):1641-8.
  12. Naresh et al., Activated charcoal, simethicone, and intestinal gas: a double-blind study, Ann Intern Med, 1986;105(1):61-62.

SOURCE : Boehringer Ingelheim France

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