Les 80 propositions du rapport parlementaire sur la prévention de l'obésité rendues publiques

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Au terme d'une quarantaine d'auditions menées dans le cadre de la Mission d'information sur la prévention de l'obésité, la députée Valérie BOYER présente publiquement son rapport sur la prévention de l'obésité intitulé « Faire de la lutte contre l'épidémie d'obésité et de surpoids une grande cause nationale », examiné par la Commission des Affaires Culturelles, Familiales et Sociales de l'Assemblée nationale.

« Les 80 propositions du rapport parlementaire sur la prévention de l’obésité rendu public aujourd’hui » - Crédit photo : www.valerie-boyer.fr Le rapport dresse un constat alarmant de l’évolution du surpoids et de l’obésité dans notre pays. L’épidémie mondiale de surpoids et d’obésité frappe de plein fouet la France. Notre pays n’est plus préservé de cette épidémie d’un nouveau type, bien au contraire. Un adulte sur deux est en surcharge pondérale et un sur six est obèse. Un enfant sur cinq est aussi en surcharge pondérale et les personnes les moins favorisées sont les plus touchées par le surpoids et l’obésité.

De fait, l’obésité est un enjeu de santé publique croissant qui menace notre système de protection sociale. Le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque majeur de plusieurs maladies graves et chroniques, souvent invalidantes voire mortelles, de plus en plus répandues : maladies cardiovasculaires, respiratoires, articulaires, cancers...

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la surcharge pondérale est à l’origine de plus de 10 % des décès et des années d’invalidité. La surcharge pondérale altère la qualité de vie et provoque de nombreuses souffrances physiques et psychologiques. Les conséquences économiques et financières du surpoids et de l’obésité sont – et seront – de plus en plus difficilement supportables. Au rythme actuel de progression de l’épidémie, le coût de l’obésité qui est estimé à environ 15 milliards d’euros pourrait doubler d’ici 2015. Et encore, l’impact de l’obésité est probablement sous-évalué.

« Bien plus qu’un enjeu de santé publique, l’obésité est un véritable problème de société et un marqueur d’inégalité sociale.

Sa progression préoccupante menace notre système de protection sociale car l’obésité comme la surcharge pondérale sont directement impliquées dans l’apparition des maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, artérielle, certains cancers, le diabète, les embolies pulmonaires ou l’apnée du sommeil...

La lutte contre l’épidémie d’obésité va modifier notre façon de penser la santé et nous obliger à adapter l’organisation de notre système de Santé. En faire une grande cause nationale peut-être l’occasion de mettre en place pour la première fois un plan national de prévention contre un risque majeur de nombreuses pathologies.

Elle doit être également l’occasion d’améliorer la lutte contre les discriminations faites aux personnes obèses et le respect de la diversité corporelle. »

Dans ce contexte, il apparaît urgent d’exprimer une volonté politique forte et d’agir le plus rapidement possible dans tous les domaines pour inverser la tendance. »

Mission d’information sur la prévention de l’obésité - Vidéo du groupe UMP

Ainsi Valérie BOYER propose donc de labelliser « la lutte contre l’épidémie d’obésité : grande cause nationale », à l’instar de ce qui a été fait pour le SIDA, le cancer ou la maladie d’Alzheimer.

De fait, l’obésité est un enjeu de santé publique croissant qui menace notre système de protection sociale. Le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque majeur de plusieurs maladies graves et chroniques, souvent invalidantes voire mortelles, de plus en plus répandues : maladies cardiovasculaires, respiratoires, articulaires, cancers… Selon l’Organisation mondiale de la santé, la surcharge pondérale est à l’origine de plus de 10 % des décès et des années d’invalidité.

La surcharge pondérale altère la qualité de vie et provoque de nombreuses souffrances physiques et psychologiques. Les conséquences économiques et financières du surpoids et de l’obésité sont – et seront – de plus en plus difficilement supportables. Au rythme actuel de progression de l’épidémie, le coût de l’obésité qui est estimé à environ 15 milliards d’euros pourrait doubler d’ici 2015. Et encore, l’impact de l’obésité est probablement sous-évalué.

Pour faire face à ce fléau et apporter des réponses à ce problème de société, lié à la consommation excessive de produits trop gras, trop salés et trop sucrés et à la sédentarité croissante, la mission propose de faire de l’équilibre nutritionnel et de la lutte contre l’obésité une grande cause nationale.

Elle présente aussi 80 propositions de nature à mobiliser l’ensemble des acteurs concernés : producteurs de produits alimentaires transformés ou non, distributeurs, consommateurs, médias, éducateurs, professionnels de santé et de la diététique...

Il est entre autres ainsi proposé :

  • d’améliorer la dépistage précoce de l’obésité et la prise en charge des personnes obèses
  • d’améliorer la qualité nutritionnelle des aliments et de favoriser l’accès des personnes défavorisées aux produits non transformés dont les fruits et légumes

    A ce sujet, Mme Boyer avait pris position en faveur d’une modulation des taxes sur les produits alimentaires, tout en reconnaissant que « c’est compliqué à mettre en oeuvre ». Ainsi la mise en place d’une sorte de bonus-malus sur les aliments aurait vu par exemple moins de taxes sur les fruits et légumes, et une TVA alourdie sur les aliments trop gras, trop salés et trop sucrés.

    Malheureusement, comme « tuée dans l’oeuf », la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a balayé d’un revers de main cette proposition mardi matin, en invoquant une fois de plus les problèmes de pouvoir d’achat (Lire sujet : Fruits, légumes et pouvoir d’achat : solutions à un « faux problème »), ainsi l’idée de taxer davantage la « malbouffe » et d’abaisser en contrepartie la TVA sur les fruits et légumes ne verra sans doute pas le jour, laissant une fois de plus le champ libre aux industries alimentaires, qui s’étaient déjà déclarées opposées farouchement à une augmentation de la TVA sur certains aliments.

  • de garantir une information nutritionnelle de qualité
  • de promouvoir l’activité physique
  • de renforcer l’éducation des enfants à la nutrition ainsi que la formation des personnels éducatifs et des professionnels de santé.
  • de faire la promotion de l’allaitement maternel
  • ...

La mission insiste enfin sur la nécessité de respecter la diversité corporelle et les droits des personnes obèses.

Pour de plus amples informations sur la Mission d’information sur la prévention de l’Obésité...

(Communiqués Valérie Boyer, Le Figaro, France Info, AFP, 30 septembre 2008)

Source : Alexandre Glouchkoff, Diététicien - Nutritionniste

SOURCE : Toute la diététique !

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