Le végétarisme a des limites

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On attribue a priori au végétarisme une longue liste d’effets favorables à la santé. Les végétariens auraient moins de graisses et de sucres dans le sang, une meilleure tension artérielle, moins d’obésité, moins de diabète et moins de maladies cardiovasculaires, peut-être moins de cancers, une meilleure espérance de vie...

« Le végétarisme a des limites » En réalité, les études solides sont encore rares et leurs résultats parfois inattendus. Une étude européenne portant sur plusieurs dizaines de milliers d’hommes et de femmes ne trouve pas des taux de mortalité différents, que ce soit par maladie cardiovasculaire ou toute autre cause, entre les végétariens et les mangeurs de viande. De même, si l’incidence des cancers semble plus faible chez les végétariens, les bénéfices du végétarisme pour certains cancers spécifiques semblent peu convaincants.

Ainsi, dans la même étude, on observe plus de cancers du côlon et du rectum chez les végétariens que chez les mangeurs de viande. Sans doute les études à venir devraient-elles distinguer différentes catégories de végétariens. On attribue aux végétariens en général un bon statut en fibres et en vitamines.

Mais les végétaliens, qui ne mangent ni oeufs ni produits laitiers, ont un risque plus élevé de déficiences en calcium, vitamine D, vitamine B12, acides gras oméga 3. Leurs apports de fer et de zinc sont aussi souvent insuffisants, du fait de la mauvaise assimilation de ces minéraux lorsqu’ils sont d’origine végétale. Pour être en bonne santé, végétariens et non végétariens ont besoin d’équilibre alimentaire.

(American Journal of clinical nutrition, volume 89, n° 5, p. 1607S-1633S.)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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