Le surpoids et l'obésité vus par les Français

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Ce récent sondage réalisé par Viavoice pour le Groupe Pasteur Mutualité (1) montre que 65% des Français considèrent l'obésité comme un problème majeur de santé publique, 76% des Français pensent que l'obésité s'explique principalement par « une alimentation trop grasse et trop sucrée » et 95% considèrent que la pratique d'une activité physique ou sportive peut donc permettre de lutter contre l'obésité.

Aujourd’hui, près d’un Français sur deux présente un poids trop élevé et 15% d’entre eux sont en situation d’obésité (2). Ces chiffres, en constante augmentation depuis 15 ans, font aujourd’hui de l’obésité une problématique majeure de santé publique.

Les actions d’information, de sensibilisation et de prévention se multiplient. Ont-elles porté leurs fruits ? Comment les Français appréhendent-ils cette maladie reconnue par l’OMS ? C’est ce qu’a voulu savoir Groupe Pasteur Mutualité à travers ce sondage diffusé à l’occasion de son colloque « L’obésité à tous les âges », le 22 novembre 2013 à Paris, à la Maison de la Chimie, sous la présidence du Professeur Jean-Michel Oppert.

Les Français conscients de l’ampleur du phénomène

Premier enseignement de cette enquête, les Français ont une forte perception du problème du surpoids et de l’obésité. Ils sont en effet 65% à estimer que le surpoids et l’obésité constituent « un problème majeur de santé publique ». Qui plus est, 75% d’entre eux pensent même qu’il s’agit d’une question de plus en plus préoccupante.

Cette tendance souligne l’efficacité des politiques publiques menées en partenariat avec les professionnels de santé pour informer et sensibiliser la population, à l’instar de la campagne « Manger, Bouger » lancée en 2011 dans le cadre du Programme National Nutrition Santé. L’alimentation pointée du doigt, mais pas seulement elle !

Quelles sont les causes de l’obésité ?

Pour 76% des Français, l’obésité s’explique principalement par « une alimentation trop grasse et trop sucrée » par rapport aux besoins nutritionnels quotidiens. Parmi les principaux facteurs d’obésité, ils sont également 75% à citer les comportements associés au mode de vie sédentaire, comme le fait de « manger trop vite » ou de ne «pas pratiquer d’activité physique ».

À cet égard, les Français sont unanimes. Ils sont 95% à considérer que la pratique d’une activité physique ou sportive a un impact important sur la santé et peut donc permettre de lutter contre l’obésité. Un message que ne cesse de marteler le Professeur Bernard Devulder, Président d’honneur de la Société française de médecine interne, Doyen honoraire de la Faculté de médecine de Lille et modérateur du colloque « L’obésité à tous les âges » organisé par Groupe Pasteur Mutualité.

Pour lui, « Trente minutes de sport par jour éloignent non seulement les risques de survenue ou de complications des maladies métaboliques et cardio-vasculaires ou cérébro-vasculaires, mais aussi ceux de multiples maladies dégénératives et même et surtout de la maladie d’Alzheimer et de nombreux cancers.

Il est ainsi aujourd’hui clairement démontré que l’activité physique régulière réduit de 50% le risque de cancer du sein, et à l’issue de son traitement, de près de 70% le risque de sa récidive.

Pour chaque médecin, dans le respect des préconisations de l’Assurance Maladie, prescrire une activité physique adaptée (APA), comme la marche, la gymnastique, la bicyclette ou la natation, est un authentique acte de soin, une ordonnance dénuée d’effets indésirables, et de surcroît un acte civique, responsable, et contributif d’une saine mesure d’économie de santé ».

Des risques encore méconnus

Parmi les complications liées à l’obésité, les Français citent spontanément les accidents cardio-vasculaires et l’hypertension (86%). Le diabète (56%) et le cholestérol (53%) sont également évoqués, dans une proportion moindre.

D’autres risques, encore peu connus du grand public, existent. L’obésité peut ainsi engendrer des problèmes psychiques qui peuvent handicaper au quotidien. La dépression et l’isolement sont rarement évoqués (25%), mais les plus jeunes (34% chez les 18-24 ans) sont les plus nombreux à les avoir cités comme risques associés à l’obésité.

(1) Enquête Groupe Pasteur Mutualité/Viavoice réalisée sur un échantillon de 1001 personnes, représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées en ligne du 22 au 25 octobre 2013.

(2) Enquête nationale ObEpi 2012.

SOURCE : Groupe Pasteur Mutualité

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