Le soja ne manque pas d’air !

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Un apport élevé en isoflavones de soja serait associé à une réduction du risque d’affections pulmonaires et de cancer du poumon. C’est ce que suggèrent les résultats de deux études scientifiques publiées en 2010.

« Le soja ne manque pas d’air ! » - Crédit photo : www.tetrapak.com Deux études, l’une australienne, l’autre japonaise, ont récemment mis en évidence le fait que la consommation de soja aurait un intérêt dans la réduction du risque de problèmes pulmonaires ainsi que dans la diminution du risque de cancer du poumon.

Poisson gras et soja : alliance de choix

La première étude a évalué l’effet d’une alimentation japonaise traditionnelle, riche en soja et en poisson gras sur la fonction pulmonaire. Au cours de cet essai, les habitudes alimentaires de 278 patients âgés de 50 à 75 ans atteints de pathologies pulmonaires ont été comparées à celles de 340 participants sains.

Singulièrement, les patients pulmonaires consommaient beaucoup moins d’isoflavones et d’acides gras polyinsaturés que les sujets sains. Un apport élevé en isoflavones (composants végétaux naturels issus du soja) est associé à une réduction de 64 % du risque de développer des problèmes pulmonaires.

Des résultats favorables ont également été obtenus en cas de consommation élevée d’acides gras polyinsaturés présents notamment dans les poissons gras et le soja. D’après les chercheurs, une alimentation japonaise traditionnelle, riche en soja et en poisson gras et pauvre en viande rouge, serait bonne pour la santé des poumons.

Isoflavones et cancer du poumon

L’effet des isoflavones de soja sur le risque de cancer du poumon a été examiné dans le cadre d’une seconde étude, qui a cartographié les habitudes alimentaires de quelque 77.000 Japonais (hommes et femmes) et les a suivis pendant 11 ans.

Un cancer du poumon a été diagnostiqué chez 659 participants au cours de cette période. Le risque de développer un cancer du poumon s’est révélé inférieur de 57 % chez les hommes présentant l’apport le plus élevé en isoflavones et qui n’ayant jamais fumé. Ce rapport était un peu moins marqué chez les femmes qui n’avaient jamais fumé, avec une réduction de 33 % en cas d’apport élevé en isoflavones.

Si les essais concernant l’effet de la consommation de soja sur la santé pulmonaire sont relativement récents, les résultats de ces deux études sont néanmoins encourageants. D’autres études seront cependant nécessaires afin de vérifier l’intérêt du soja dans la réduction du risque de pathologies pulmonaires.

(Par Adrien Loreis, diététicien, d'après Hirayama F, Lee AH, Binns CW, et al. "Dietary intake of isoflavones and polyunsaturated fatty acids associated with lung function, breathlessness and the prevalence of chronic obstructive pulmonary disease: Possible protective effect of traditional Japanese diet". Mol Nutr Food Res. 2010. - Shimazu T, Inoue M, Sasazuki S, et al. "Isoflavone intake and risk of lung cancer: a prospective cohort study in Japan". Am J Clin Nutr 91: 722-728, 2010.)

SOURCE : Health and Food

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