Le programme norvégien « Fruit à l'école » : évaluation de l'effet de la gratuité versus paiement

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En Norvège, la consommation de fruits et légumes est basse. Les adultes en mangent en moyenne 2 fois/jour soit 243g/j et les enfants de 9 et 13 ans, 156 et 136g/j, respectivement.

Un Programme Fruit à l'Ecole (PFE) a été mis en place depuis 2003-2004, offrant un fruit aux élèves, quotidiennement, au déjeuner. Le coût pour les parents est de 0,30 euros/jour. Le problème est le faible taux de participation : 28% des écoles et moins de 50% des élèves des écoles participantes sont inscrits.

Le but de cette étude est de tester l'effet du PFE sur la consommation de fruits et légumes et la répercussion sur celle des snacks, dans les conditions de fruit gratuit ou payant.

L'étude (septembre2001-juin2002) a concerné 795 élèves de 11 à 12 ans. Neuf écoles ont participé au PFE gratuit, 9 au PFE payant et 20 écoles ne proposaient pas de fruit.

Le groupe fruit gratuit a consommé significativement plus de fruit que les groupes fruit payant et sans fruit ; les consommations moyennes étaient de 1,1 ; 0,4 et 0,2 portions, respectivement. La consommation à l'école n'a pas entraîné de réduction de la consommation à l'extérieur.

La consommation supérieure dans le groupe fruit gratuit par rapport au groupe fruit payant montre que la gratuité améliore le succès du programme.

D'autre part, le groupe fruit gratuit consommait significativement moins de snacks que le groupe sans fruit. Dans le groupe fruit payant, les inscrits au PFE consommaient également moins de snacks que les non inscrits.

En conclusion, un fruit ou un légume gratuit est une stratégie efficace pour augmenter la consommation de fruits et légumes et pour toucher tous les élèves, en particulier ceux qui sont difficiles à sensibiliser par des mesures éducatives (familles de statut socioéconomique bas), tout en réduisant la consommation des snacks gras et sucrés.

(The Norwegian School Fruit programme : evaluating paid vs. no-cost subscriptions Bere et al. Préventive Medicine. 2005; 41(2):463-470.)

SOURCE : APRIFEL

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