Le Programme National pour l’Alimentation

lu 6018 fois

Le Programme National pour l’Alimentation a été à nouveau présenté à l’occasion du Salon international de l’agroalimentaire (SIAL), en présence de Pascale Briand, directrice générale de l’Alimentation au ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, qui a ouvert les débats sur ce vaste chantier qui illustre une ambition politique forte visant à redonner à l’alimentation l’ensemble de ses dimensions pour en faire « l’affaire de tous ».

« Le Programme National pour l’Alimentation » « L’alimentation est une question majeure : il en va de notre modèle social, de la transmission de notre patrimoine alimentaire et de la santé de nos concitoyens ». Une multitude d’acteurs s’engagent pour ce programme entre autres les ministères de la santé, de la culture et de l’éducation nationale, les collectivités territoriales, les professionnels de l’agriculture, des industries agro-alimentaires, de la restauration collective et de la distribution (restaurateurs, commerçants de détail, supermarchés...), mais aussi les citoyens au travers d’associations de consommateurs et d’associations caritatives.

Un défi qui intègre toutes les dimensions de l’alimentation. « L’alimentation, est un sujet qui se doit d’être traité dans sa globalité », a déclaré Pascale Briand, Directrice générale de l’Alimentation au ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, lors de la conférence de présentation du Programme National pour l’Alimentation donnée à l’occasion du Salon international de l’agroalimentaire (SIAL), le 17 octobre à Villepinte.

Une bonne alimentation pour tous

Faciliter l’accès de tous à une bonne alimentation constitue le premier axe d’actions du Programme National pour l’Alimentation. Mais les personnes en situation de précarité ne sont pas les seules concernées : les enfants, les personnes âgées, hospitalisées ou en milieu carcéral, soit l’ensemble des personnes qui n’ont pas le choix de leur alimentation, en sont aussi la cible privilégiée.

« En France, le nombre de personnes ayant recours à l’aide alimentaire s’élève à 3 millions », souligne Pascale Briand, Directrice générale de l’Alimentation au ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche. Comment ? Par exemple en rendant obligatoire le respect de règles nutritionnelles en restauration collective. L’action débutera par la restauration scolaire dès la rentrée 2011 et sera ensuite élargie à l’ensemble des collectivités. Les règles édictées viseront, par exemple, à augmenter la diversité des menus ou à limiter la taille des portions en fonction des besoins nutritionnels des consommateurs.

Une offre alimentaire de qualité

Développer une offre alimentaire de qualité. Un deuxième axe à deux dimensions : il s’agit non seulement d’améliorer la qualité nutritionnelle des aliments, mais aussi de favoriser les filières courtes pour une alimentation plus respectueuse des productions locales et de l’environnement. « L’enjeu est de maintenir la chaîne de l’excellence française, en soutenant nos producteurs, en permettant, par exemple, à la restauration collective de s’approvisionner au niveau local. »

Comment ? Le Programme National pour l’Alimentation prévoit de travailler en collaboration avec l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires) pour le développement de nouveaux contrats collectifs d’engagements de qualité, qui ajouteront la dimension gustative à l’aspect nutritionnel déjà développé dans le cadre des chartes du Programme National Nutrition Santé (PNNS).

Une meilleure information des consommateurs

Troisième axe du Programme National pour l’Alimentation : favoriser la connaissance et l’information sur l’alimentation. Il s’agit de redonner aux consommateurs des repères et des informations clairs.

« Le défi majeur est de retisser le lien parfois distendu entre le producteur et le consommateur, qui doit garder à l’esprit que l’agriculture remplit avant tout une fonction nourricière, que c’est elle qui est à l’origine de son alimentation » Comment ? Des actions d’éducation en milieu scolaire vont être engagées dès 2011. Les écoles de six régions vont ainsi accueillir des classes du goût.

L’étiquetage évoluera, dans le respect des règles communautaires, pour rendre obligatoire l’indication du pays d’origine pour les produits agricoles, alimentaires et les produits de la mer, bruts ou transformés.

Un patrimoine alimentaire et culinaire préservé

Enfin, le quatrième axe, promouvoir notre patrimoine alimentaire et culinaire, se base sur un constat : notre modèle alimentaire est un atout pour la France. Forts de nos richesses culinaires, véritables ressources économiques et culturelles, nous nous devons de les préserver et de les développer.

« Défendre notre alimentation, c’est aussi défendre notre culture française en combattant l’uniformisation du goût et des produits, qui vont à l’encontre de notre culture de la diversité ».

Comment ? Réaliser un inventaire des aliments et recettes par région, qui fera ensuite l’objet d’un site Internet où seront référencés les producteurs, distributeurs, restaurateurs, produits locaux... Le ministère encourage également le tourisme gastronomique sur nos territoires et la promotion du patrimoine alimentaire français à l’international via une aide spécifique aux industriels.

Faire converger les actions pour répondre à l’ensemble des attentes En fédérant les initiatives, le Programme National pour l’Alimentation coordonne les autres plans nationaux : 3è volet du PNNS, Plan national de lutte contre l’obésité, Plan Prison, Plan Bien vieillir...

Quelques chiffres

fl_search.gif 5 à 10 % des personnes âgées vivant à domicile sont touchées par la dénutrition, et plus de 30 % de celles vivant en institution.
fl_search.gif 90 % des Français jugent important de pouvoir acheter des aliments de saison et produits localement, à proximité du point de vente.
fl_search.gif 46 % des Français âgés de 15 à 75 ans trouvent les informations nutritionnelles difficiles à lire.
fl_search.gif 84 % des Français conçoivent le repas gastronomique en premier lieu comme une culture dont tous les Français sont porteurs.

Pour rapprocher les agriculteurs des consommateurs, et informer au mieux les citoyens sur l’alimentation, un portail internet propose des articles, vidéos et dossiers complets sur les différentes initiatives et actions développées dans l’esprit du Programme National pour l’Alimentation

Toutes ces informations sont également relayées dans les réseaux sociaux par le biais d’une page Facebook et d’un compte Twitter

Ainsi, les internautes peuvent former une véritable communauté réunie autour de l’alimentation, pour échanger des idées, partager des liens et bénéficier des dernières actualités.

SOURCE : Programme National pour l’Alimentation

Cela pourrait vous intéresser

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s