Le poisson : des qualités nutritionnelles précieuses, mais aussi contaminé par des polluants

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L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a défini une fréquence optimale de consommation de poisson pour couvrir les besoins en nutriments bénéfiques de la population tout en assurant des conditions de sécurité alimentaire pour le consommateur. A travers le dossier « Manger du poisson : pourquoi ? Comment ? », L'Agence met à disposition des conseils pratiques afin d'aider le consommateur à s'approprier cette recommandation.

« Le poisson : des qualités nutritionnelles précieuses, mais aussi contaminé par des polluants » Le poisson possède des qualités nutritionnelles précieuses qui en font un invité de choix des menus de toute la famille. Autant que la viande, il est une excellente source de protéines. Il compte aussi des matières grasses, en quantité variable selon l'espèce, qui sont des sources d'oméga 3 dits « à longue chaîne » (EPA, acide eicosapentaénoïque et DHA, acide docosahexaénoique) qui préviennent des maladies cardio-vasculaires et sont nécessaires au développement et au fonctionnement de la rétine, du cerveau et du système nerveux. Parmi les poissons gras, certains contiennent davantage d'oméga 3 à longue chaine et sont donc particulièrement intéressants au plan nutritionnel.

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(1) D'autres espèces peuvent entrer dans ces catégories. Celles listées dans ce tableaux, correspondent aux espèces les plus consommées par les français (données de l'étude INCA2) et pour lesquelles l'Afssa disposait de toutes les données nécessaires à son évaluation (teneur en lipides totaux, composition en oméga 3 longue chaine, contamination en dioxines, PCB et méthyl mercure).

Les poissons apportent également des minéraux comme le phosphore, et des oligo-éléments, comme l'iode, le zinc, le cuivre, le sélénium et le fluor, mais aussi des vitamines A, D, E et certaines du groupe B indispensables à la santé.

Mais, les poissons peuvent aussi être contaminés par des polluants de l'environnement dont les dioxines, les PCB ou le méthyl-mercure, des contaminants de l'environnement qui peuvent avoir des effets néfastes sur la santé en cas de surexposition. Les PCB et les dioxines se retrouvent préférentiellement dans les poissons les plus gras (anguilles) ainsi que dans certains poissons bio-accumulateurs (barbeau, brème, carpe, silure), le méthyl-mercure dans les poissons prédateurs sauvages.

Les recommandations de l'Afssa (Avis du 14 juin 2010)

Afin de s'assurer tous les bienfaits de la consommation de poissons et couvrir les besoins de la population en oméga 3 à longue chaine, tout en minimisant les risques de surexposition à certains contaminants, l'Afssa recommande de consommer du poisson deux fois par semaine en associant un poisson à forte teneur en oméga 3 (liste en bleu foncé) et un poisson maigre (liste en bleu clair).

Il faut aussi penser à varier les espèces et les provenances et limiter sa consommation de poissons bio-accumulateurs de PCB (barbeau, brème, carpe, silure) à une fois par semaine

Ces recommandations sont valables pour les adultes et les enfants à partir de 10 ans. Pour les 3-10 ans, la part de poissons riches en oméga 3 peut être remplacée par du rouget, de l'anchois, ou du pilchard.

Pour en savoir plus

SOURCE : ANSES

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