Le PNNS : bilan et perspectives

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Le PNNS aura 10 ans en janvier prochain. Le PNNS 1 (2001-2005), puis le PNNS 2 (2006-2010) se sont attaché à diffuser un ensemble de repères nutritionnels destinés à améliorer la santé publique. Avant la prise de relais par le PNNS 3, les autorités sanitaires ont procédé à une évaluation des résultats obtenus et défini de nouveaux objectifs.

« Le PNNS : bilan et perspectives » - Crédit photo : www.mangerbouger.fr Que constate le PNNS lorsqu’il se retourne sur le passé ? Entre les années 1998-2000 et 2006, une stabilisation de l’obésité chez l’enfant et l’adolescent. Une réduction des apports en sel chez les enfants et les adultes et une diminution des ventes de sel. Une augmentation de 10 % de la consommation de fruits et légumes chez les adultes. Une augmentation de 16 % du nombre des adultes qui consomment 5 fruits et légumes par jour. Une diminution de la consommation d’aliments sucrés de 11 % chez les adultes et de 15 % chez les enfants de 3 à 14 ans. Enfin, près de deux tiers des adultes pratiqueraient au moins 30 minutes d’activité physique modérée au moins 5 jours par semaine...

A ce bilan, les autorités sanitaires ajoutent l’action menée auprès des producteurs, transformateurs, distributeurs et restaurateurs. Pour qu’ils améliorent la qualité nutritionnelle et les modalités de commercialisation de leurs produits. Des chartes d’engagement volontaire de progrès nutritionnel leur ont été proposées. En mai 2010, les responsables estimaient que 20 % des boissons rafraîchissantes sans alcool, 12 % des biscuits et pâtisseries, 10 % des biscuits salés étaient déjà concernés par des améliorations.

D’après le rapport de l’IGAS (*) et du CGAAER (**), le PNNS « a rempli de manière plutôt satisfaisante » les objectifs de promotion des bons comportements alimentaires. Avec les moyens qui étaient les siens. Le volet « communication » est crédité d’un « succès relatif ». Le Programme apparaît comme une référence pour de nombreux pays étrangers. Toutefois, le rapport observe qu’il a été difficile de définir une politique nutritionnelle généraliste qui tienne compte des différentes « cibles » (jeunes, personnes âgées...) et des niveaux socioéconomiques de la population.

C’est pourquoi plusieurs orientations sont préconisées pour le PNNS 3. Renforcer la prévention et la prise en charge de l’obésité. Prendre plus en considération l’activité physique et la lutte contre la sédentarité. Dépister et combattre la dénutrition des personnes âgées, en particulier à l’hôpital ou en institution. Améliorer l’offre et l’aide alimentaires. La signature de chartes avec les acteurs économiques devra aussi être poursuivie. Deux bons points sont décernés : pour le développement de la recherche sur l’alimentation et la nutrition humaine ; et pour l’activité de l’observatoire de la qualité de l’alimentation. L’un comme l’autre sont salués comme des réussites à consolider. Toutefois, bien sûr, le satisfecit que se décernent les autorités sanitaires ne devrait pas faire oublier au consommateur sa propre responsabilité, au quotidien, dans la sauvegarde et la promotion de sa santé !

(*) Inspection générale des affaires sociales (IGAS)
(**) Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER). Evaluation du PNNS 2 (2006-2010).

(PNNS : bilan et mesures. Dossier de Presse, 6 mai 2010.)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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