Le Ministère de la Santé demande la mise en place d'un de suivi des forts consommateurs de la « boisson énergisante » Red Bull

lu 3161 fois

Saisie à plusieurs reprises depuis 2001 pour évaluer l'innocuité et l'intérêt nutritionnel du Red Bull par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l'Afssa a rendu plusieurs avis. Compte tenu des niveaux de concentration des substances comme la taurine et le D-glucuronolactone contenus dans une canette de cette boisson (respectivement 5 et 500 fois les doses journalières apportées par l'alimentation), l'Agence a considéré que la sécurité d'emploi n'était pas assurée. De plus, l'intérêt nutritionnel n'a pas pu être démontré.

Le Ministère de la Santé demande la mise en place d’un de suivi des forts consommateurs de la « boisson énergisante » Red Bull Pour mémoire, une "boisson énergétique" est une boisson de l’effort spécifiquement formulée pour fournir de l’énergie dans le cadre d’une dépense musculaire intense. En revanche, une "boisson énergisante" est un terme de marketing - qui n’a pas de réalité réglementaire, ni nutritionnelle - relatif aux boissons sensées "mobiliser l’énergie" en stimulant le système nerveux.

Taurine, caféine, guarana, ginseng, vitamines… sont les substances qui entrent le plus souvent dans la composition des boissons dites énergisantes.

En sachant que le Red Bull est déjà autorisé dans plusieurs pays d’Europe et compte tenu de la réglementation européenne sur ce type de produit, la DGCCRF a dû l’autoriser. Le ministère de la Santé a demandé pour sa part que soit mis en œuvre un suivi post consommation et une information précise à l’attention du grand public sur les effets indésirables.

Ces mesures de précaution et de vigilance visent les effets indésirables et la mise en garde de certains consommateurs potentiels comme l’Afssa le demandait dans ses avis, lesquels pointaient le risque d’une consommation de Red Bull pour les femmes enceintes, les enfants et l’association avec l’alcool notamment.

L’Agence travaille au développement d’un dispositif de suivi des forts consommateurs, s’appuyant sur des enquêtes de consommation et ce en lien avec l’Institut de veille sanitaire (InVS), ces situations très spécifiques étant amenées à se reproduire compte tenu de la législation européenne.

Pour en savoir plus...

(Actualités, Afssa - mai 2008)

SOURCE : AFSSA, 2008

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s