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Le marché de l'automédication à la traîne en France

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Les Français qui rechignent à se soigner seuls, même pour une maladie bénigne, dépensent en moyenne 28 euros par an pour l'achat de médicaments sans ordonnance, soit deux fois moins que nos voisins Allemands. Le gouvernement aimerait inverser cette tendance car davantage d'automédication serait synonyme d'économies pour l'assurance-maladie, comme en témoignait récemment Claude Le Pen, professeur à l'université Paris-Dauphine et spécialiste de l'économie de la santé, pour qui « L'automédication représente un potentiel d'économie bien supérieur à celui du médicament générique ».

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Même constat pour Eric Maillard, président de l'Afpa (Association française de l'industrie pharmaceutique pour une automédication responsable), qui milite pour le développement de cette pratique : il estime que 5 % des médicaments prescrits sans ordonnance et sans remboursement engendreraient 2,5 milliards d'euros d'économies pour l'assurance-maladie et que le recours à cette pratique permettrait de désengorger les salles d'attentes des médecins.

Plusieurs pistes sont proposées par les rapporteurs de l'étude pour doper les ventes, notamment l'élargissement du marché des produits déremboursés à des molécules innovantes et une meilleure éducation des consommateurs par une large publicité en faveur de ce type de produits. Prudent, le ministre de La Santé refuse pour l'heure de se prononcer définitivement avant la remise officielle du rapport en février prochain mais il souhaite que les progrès de l'automédication s'accompagnent d'un développement du bon usage du médicament et que les laboratoires s'engagent à ne pas faire exploser les prix.

De leur côté, les médecins généralistes font la grimace face à ce qu`ils considèrent comme une tentative pour faire dégonfler le nombre de consultations sans pour autant réduire la surconsommation de médicaments.

(Les Échos, Aujourd'hui en France, La Croix, Libération, 28/12)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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