Le grignotage : une norme dangereuse ?

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Le grignotage alimentaire progresse. Il n’a pas de conséquences particulières sur la santé, tant que les apports énergétiques totaux restent dans les normes. Mais dans le cas contraire, il peut être à l’origine d’un déséquilibre nutritionnel bien réel.

« Tout ce que l’on mange s’intègre, consciemment ou non, dans le bilan énergétique quotidien », explique le Pr Matty Chiva de l’Université Paris X-Nanterre. « Par conséquent, on ne risque pas de prendre du poids si le grignotage s’insère dans l’apport alimentaire énergétique de la journée » sans en augmenter la valeur globale, ajoute-t-il.

Or parmi les grignoteurs, nombreux sont ceux qui ne le perçoivent pas comme une prise alimentaire à part entière. D’où une mauvaise évaluation des apports énergétiques globaux, qui peuvent devenir excédentaires quand les grignotages impliquent la consommation de boissons sucrées ou d’aliments extrêmement caloriques. Des sodas, des cacahuètes ou des confiseries industrielles par exemple…

Plutôt que les interdire, mieux vaut conseiller de prendre une collation qui elle, sera intégrée au bilan énergétique global. Si le grignotage n’est pas en soi une maladie, il peut devenir risqué s’il correspond à un mode de consommation dominant, voire exclusif. Dans ce cas, il exprime un trouble du comportement alimentaire, révèle un mal-être sous-jacent. En revanche une chose paraît acquise : la prise répétée d’aliments sucrés et/ou gras favorise indiscutablement la survenue de caries !

SOURCE : Institut Danone

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