Le grignotage et l'inactivité physique durant l'enfance prédisent un risque accru de surpoids et d'obésité

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Une étude française a évalué l'influence de différents modèles de style de vie chez des enfants âgés de 3 à 11 ans, constatant que l'association snacking élevé et activité physique réduite pronostique un risque accru d'obésité.

L'enquête transversale menée sur l'initiative de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) a estimé le régime alimentaire de 748 enfants âgés de 3 à 11 ans en utilisant la méthode du journal alimentaire tenu sur 7 jours. Les parents (ou les enfants) ont été également invités à rapporter le poids et la taille des enfants et à remplir des questionnaires sur l'activité physique durant les loisirs, le temps passé devant la télévision, et le statut socio-économique de famille. Des techniques statistiques ont alors été employées pour établir des corrélations entre le risque de surpoids et d'obésité et les différents modèles de style de vie.

Les résultats ont identifié trois modèles de style de vie (« snacking et sédentaire », « nourriture variée et physiquement actif » pour les deux groupes d'âge de 3-6 et 7-11 ans et « gros mangeur aux repas principaux » pour les 7-11 ans) qui ont démontré des relations très différentse avec le risque d'obésité. Les enfants en plus bas âge (3-6 ans) classés dans « snacking et sédentaire » étaient plus susceptibles d'être en surpoids, de même que les 7-11 ans classés comme « gros mangeur aux repas principaux ». Cependant, les enfants plus âgés classifiés comme « nourriture variée et physiquement actif » étaient plus susceptibles d'être mince ou de poids normal.

Il semblerait donc que des recommandations qui associent certaines (bonnes) habitudes diététiques et encouragent l'activité physique sont un bon moyen pour empêcher ou limiter le surpoids et l'obésité chez les enfants.

L'appellation « snacking » regroupe en fait tout produit qui ne nécessite pas de consommation à table (hamburgers, sandwiches, pizzas...) et s'est étendue plus généralement au grignotage. Très florissant, le secteur se porte comme un charme, mais a de nombreux détracteurs qui lui reprochent de déstructurer les repas et d'apporter plus de graisses que de nutriments.

Référence :

  • Lioret S et al (2008). Dietary and physical activity patterns in French children are related to overweight and socioeconomic status. Journal of Nutrition, Vol 138, pages 101-7.

Source : Alexandre Glouchkoff, Diététicien - Nutritionniste

SOURCE : Toute la diététique !

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