Le fromage : bon pour le goût et pour la santé !

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Les Français aiment le fromage. Pourtant, selon des enquêtes de consommation récentes (Inca et CCAF), sa consommation aurait baissé de 15 % entre 2004 et 2007 chez les adultes comme chez les enfants. Selon les médecins nutritionnistes, le fromage est souvent injustement perçu comme trop gras. Alors qu’il a toute sa place dans une alimentation équilibrée, parmi les trois produits laitiers que le Programme national nutrition santé (PNNS) conseille de consommer chaque jour. Ceux qui mangent du fromage ont souvent une alimentation plus équilibrée par ailleurs.

« Le fromage : bon pour le goût et pour la santé ! » Ils prennent leurs repas à heures fixes. Ils regardent moins la télé le soir au dîner. Ils consomment moins de sucres : biscuits sucrés, jus de fruits, sodas... Ils ont une alimentation équilibrée, avec entrée, plat, dessert. Ces mangeurs remarquables sont tout simplement les amateurs de fromage. Les enquêtes CCAF 2004 et 2007 du Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) montrent qu’aimer le fromage est un signe d’habitudes alimentaires favorables. Celui qui avale du « tout prêt vite fait » ne laisse pas à son cerveau le temps de lui envoyer le signal de rassasiement. D’où le risque de manger trop, de grignoter... L’amateur de fromage, lui, mange mieux et mange moins. Environ 80 % du fromage est dégusté lors des repas.

Pourquoi alors sa consommation diminue-t-elle ? Le fromage est sans doute victime de la chasse au gras. Beaucoup de médecins même croient que les fromages sont deux fois plus gras qu’ils ne sont ! Depuis 2007, la modification des étiquetages donnant la teneur réelle du produit en matière grasse (MG) aidera peut-être à y voir clair. Jusqu’à cette date, on calculait le taux de MG sur l’extrait sec. Non sur le produit fini, qui contient de l’eau. Ainsi, un camembert dit anciennement « 45 % MG » n’en contient en réalité que 21 %. A l’époque, on ne diabolisait pas le gras...

Les chercheurs ont commencé à redresser la barre. Il faut des acides gras, disent-ils, et ceux du fromage n’ont pas démérité. Plusieurs travaux scientifiques suggèrent que la consommation de fromage serait bénéfique sur le plan cardiovasculaire.

En quantité modérée, le fromage n’est même pas interdit en cas d’excès de cholestérol. L’amateur peut choisir entre des fromages contenant entre 0 et 30 % de MG. Même constat si l’on doit limiter sa consommation de sel : 30 g de camembert apportent 240 mg de sel. Il y en a presque le double dans un quart de baguette ou une tranche de jambon, 2 à 6 fois plus dans un plat préparé du commerce ! Ce n’est pas l’aliment qui crée le déséquilibre, soulignent les nutritionnistes, mais les quantités consommées. Le fromage ne contribue que pour 5 % aux apports énergétiques totaux.

Et il contient de nombreux nutriments : protéines, vitamines (A, D, B12, B9, B2), minéraux et oligoéléments (zinc, sélénium)... Il est le premier vecteur de calcium chez l’adulte : il fournit 21 % des apports calciques. Le PNNS s’est fixé comme objectif d’augmenter de 25 % le nombre de ceux qui respectent les apports nutritionnels recommandés en calcium. Au moins la moitié des enfants et des adultes consomment moins de 3 produits laitiers par jour. Le fromage a beaucoup d’atouts pour y remédier : 30 g d’emmental apportent autant de calcium qu’un bol de lait. Chez l’enfant, par la diversité de ses textures et de ses saveurs, le fromage est un allié dans l’apprentissage du goût. Chez tous, il est associé à l’équilibre alimentaire, à la santé, au plaisir et à la convivialité.

(« Le fromage au quotidien : état des lieux pour les professionnels de santé ». Conférence de presse de l’Institut Fromages & Santé.)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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