Le diabète, toujours plus un problème... de poids

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Le diabète est devenu la quatrième ou cinquième cause de mortalité dans la plupart des pays développés. Il a d'abord touché essentiellement des pays riches ou développés, mais s'étend maintenant dans les pays pauvres ou nouvellement industrialisés. Il y a aujourd’hui en France plus de 2 millions de diabétiques. Leur progression est à ce point spectaculaire que l’on parle désormais d’épidémie.

Dans la famille diabète - famille nombreuse - on trouve le type 1 (notre pancréas ne produit plus d’insuline) et le type 2 (l’insuline produite n’est plus assez efficace ou notre organisme ne l’utilise plus correctement). De vrais sales types dans tous les cas mais, pour une fois, c’est le n°2 qui est le plus en vue.

2 millions de personnes sont aujourd’hui touchées en France par cette forme de diabète (150 000 pour le type 1) dont la progression est objectivement préoccupante (+4,5% cette année). Sans compter tous les diabétiques non-dépistés…

Les complications liées au diabète ont une origine commune : l'excédent de sucre dans le sang. Celui-ci a des effets néfastes sur les reins (néphropathie), les yeux (rétinopathie), le système neurologique (neuropathie), le coeur (infarctus) et les vaisseaux sanguins (hypertension, artériosclérose, accident vasculaire cérébral, etc.).

Prévention : le plus simple est le mieux

L'apparition du diabète de type 2 est étroitement liée au mode de vie. Environ 80% des personnes diabétiques de ce type souffrent d’abord d’un surplus de poids ou sont obèses. La stratégie préventive est alors d’une navrante banalité : rééquilibrage des habitudes alimentaires et augmentation de l’activité physique en constituent le noyau dur. Le noyau est dur, mais modifier ses comportements quotidiens l’est tout autant. S’il est possible de retarder l’apparition du diabète de plusieurs années et même de le bloquer, les bonnes intentions ne suffisent pas.

Se faire aider par un nutritionniste s’impose vite comme un point de passage obligé, surtout lorsqu’à des facteurs de risques liés au comportement se surajoute un terrain génétique défavorable. Le diabète de type 2, maladie de la malbouffe et de la sédentarité, est aussi une maladie héréditaire : avoir un parent diabétique suffit à multiplier par deux le risque de le devenir soi-même. Merci maman, merci papa !

Pour en savoir plus, consulter le site de l'Association Française des Diabétiques : www.afd.asso.fr

SOURCE : BIENSÛR Santé

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