Le dépistage du cancer du côlon en France

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Le dépistage du cancer du côlon, l'une des affections cancéreuses les plus fréquentes concernant 12 millions de personnes en France, n'est toujours pas généralisé en France.

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Pourtant, le test Hemoccult, qui permet un dépistage précoce par la mise en évidence de sang dans les selles, exige une logistique moins lourde que la coloscopie et constitue un geste dénué de risque, contrairement à cette dernière.

Mais il n’est pas remboursé par la Sécurité sociale et « un grand nombre de spécialistes préfèrent pratiquer des coloscopies », déclare Jean-Pierre Bader, ex-président de la Société française de gastro-entérologie. Jean-Pierre Bader impute également ces « retards accumulés par la France en matière de dépistage du cancer du côlon » à « des conflits de personnes et d’intérêts, mais aussi des conflits de pouvoir et de territoire ».

De nouvelles techniques de dépistage, sous forme de tests de génétique moléculaire, sont actuellement à l’étude. Par ailleurs, une équipe de l’Inserm, dirigée par Guy Launoy (unité « cancers et populations », Caen), vient de prouver l’efficacité d’un nouveau test de dépistage du même type qu’Hemoccult.

Son avantage : il permet une analyse non plus visuelle des résultats, mais quantitative et ses résultats sont fiables à 85 % contre 50 % pour Hemoccult. Suite à ces résultats de l’Inserm, « une nouvelle stratégie de dépistage de masse du cancer colorectal pourrait être envisagée ».


(Le Monde, Le Figaro, 16/03)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM