Le chocolat : source de tonus et de bien-être

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On a paré le chocolat de plein d'effets positifs sur le psychisme. Est-ce un mythe ou une réalité ? Consommé en quantité raisonnable, le chocolat dégusté avec plaisir (et sans culpabilité...) apporte satisfaction et réconfort surtout grâce aux endorphines qu'il fait sécréter par notre corps.

Comment les constituants du chocolat agissent-ils sur la forme et le cerveau ?

  • les glucides aident au passage dans le cerveau du tryptophane précurseur de la serotonine qui intervient dans les circuits qui luttent contre la douleur et améliorent l'humeur, tout en diminuant l'anxiété
  • le magnésium exerce un effet relaxant connu et lutte contre le stress
  • les bases xanthiques (caféine, théobromine, théophylline) sont des substances toniques à effet stimulant
  • la phényléthylamine (PEA) a une structure proche des amphétamines ; elle est réputée avoir une action anti-dépressive
  • l'anandamide aurait des effets euphorisants.

Comment les composants du chocolat agissent-ils sur le mieux-être ?

En résumé, l'homme, intuitivement, irait chercher certains jours, dans le chocolat, le réconfort que lui apporte l'une ou l'autre de ces nombreuses substances chimiques :

  • le fatigué se shoote à la caféine, à la théophylline et à la théobromine pour leurs effets toniques
  • l'anxieux ou l'angoissé y recherche le sucre qui calme sa douleur physique et morale et son anxiété
  • le dépressif trouve la phényléthylamine qui l'aide à revoir la vie en rose
  • le stressé et le spasmophile tirent partie du magnésium pour être moins vulnérables aux aléas de la vie.

Et si le bon goût expliquait tout ?

On vient d'évoquer la version « officielle » de l'effet du chocolat sur le psychisme.

Mais est-on bien sûr de toutes ces affirmations ? La PEA est-elle en concentration suffisante dans les 10-20 g de chocolat que nous consommons, quand nous avons du « vague à l'âme », pour pouvoir affirmer qu'elle a bien un effet antidépresseur ? Certes le sucre et le magnésium présents en quantités notables peuvent revendiquer leurs effets si la consommation de chocolat n'est pas trop faible.

Quant aux substances psychoactives présentes dans le chocolat, P.J. Rogers [1] a montré qu'elles le sont à de trop faibles doses pour espérer avoir un effet psychotrope.

En fait, l'élément déterminant de l'action psychique du chocolat n'est ni le magnésium, ni la PEA, ni la sérotonine qu'il fait sécréter par le cerveau, mais tient plutôt à sa flaveur.

Le chocolat nous fait du bien, parce que c'est bon et que nous avons du plaisir à consommer ce produit qui flatte nos papilles. Delui ou celle qui est mal dans sa peau déguste cet aliment-plaisir, ce qui induit une sécrétion d'endorphines, molécules qui sont comme une morphine interne que notre corps sait fabriquer. Elles sont source d'euphorie et de bien-être. Aussi une faible consommation de chocolat peut-elle suffire à nous combler.

Référence :

  1. Rogers PJ et al. - Entretiens de Bichat, Médecine, 1985, 108-111.

(Par le Docteur Hervé Robert, médecin nutritionniste)

SOURCE : Syndicat du Chocolat

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