Le café au milieu de la vie pourrait protéger de la démence ultérieurement

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La consommation de café au milieu de la vie entraînerait une diminution du risque de démence/maladie d'Alzheimer (MA) avec l'âge. Ce résultat est établi par une étude conduite par des chercheurs de l'Université de Kuopio (Finlande) en collaboration avec des chercheurs de l'Institut National de Santé Publique (Finlande) et du Karolinska Institutet (Stockholm, Suède), et publiée dans le Journal of Alzheimer's Disease.

« Le café au milieu de la vie pourrait protéger de la démence ultérieurement » - Crédit photo :  woming.lalibreblogs.be La population objet de l’étude est composée des survivants de populations précédemment objets d’enquête dans le cadre du North Karelia Project et de l’étude FINMONICA, qui débutèrent en 1972. Les chercheurs ont identifié, en suivant les individus jusqu’à un âge avancé (65 à 79 ans), ceux atteints de démence/MA. Sur 1409 individus âgés de 65 à 79 ans, 61 souffraient de démence dont 48 de maladie d’Alzheimer.

L’objectif des nouvelles recherches était d’étudier l’association entre consommation de café et de thé au milieu de la vie et risque de démence/MA en fin de vie, parce que l’impact de la caféine à long terme sur le système nerveux central n’était pas encore connu et que les processus pathologiques conduisant à la maladie d’Alzheimer pourraient débuter des décennies avant sa manifestation clinique, déclare Miia Kivipelto, de l’Université de Kuopio et du Karolinska Institutet.

A l’examen de milieu de vie, la consommation de café et de thé fut évaluée à l’aide d’un questionnaire. Trois catégories furent définies : 0-2 tasses par jour (basse), 3-5 (modérée) et > 5 (haute). La question concernant la consommation de thé fut formulée séparément selon deux catégories : ceux qui n’en buvaient pas (0 tasse) et ceux qui en buvaient (1 tasse ou plus par jour).

Les résultats sont les suivants. Les buveurs de café en milieu de vie présentaient un moindre risque de démence et de maladie d’Alzheimer ultérieurement, comparativement à ceux n’en buvant pas ou en buvant peu. Le risque le plus bas (65 % inférieur) concernait ceux qui boivent modérément du café, c’est-à-dire 3 à 5 tasses par jour. La consommation de thé était relativement rare et n’était pas associée à la démence/MA.

Etant donné la grande quantité de café consommée globalement, les résultats pourraient avoir d’importantes implications en terme de prévention ou de survenue retardée de la démence/MA. Reste à confirmer cette étude par d’autres. Mais elle appuie l’hypothèse selon laquelle le facteur alimentaire pourrait agir sur le risque de démence/MA. Par ailleurs, l’identification des mécanismes selon lesquels le café exerce sa vertu protectrice contre la démence/MA pourrait aider au développement de nouvelles thérapies vis-à-vis de ces maladies.

SOURCE : Centre International de Recherche Scientifique

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