Le bonheur est-il dans l’assiette des Français ?

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A l'occasion du SIAL Paris, qui se déroulera du 19 au 24 octobre, une nouvelle étude (*), réalisée par TNS Sofres en partenariat avec XTC world innovation, porte un regard neuf sur 50 ans d’évolution dans les attentes et les besoins des consommateurs français. D’hier à aujourd’hui, avec plus de 2 heures en moyenne par jour, les Français préservent, voire développent, leur temps de repas et restent attachés à la sacro sainte trilogie. Une exception parmi les pays européens ! En 50 ans, on passe de la frénésie du Manger plus à la conscience du Manger mieux. Pour soi et pour les autres. Ceux avec lesquels on aime partager le plaisir. Une tendance qui s’accentue chez les quarantenaires pour lesquels les repas partagés restent les plus agréables.

En 50 ans, les attentes et les besoins de consommateurs vis-à-vis de l’alimentation ont radicalement changé

Cette évolution résulte de nombreux facteurs d’influence : l’équipement électroménager qui s’est généralisé et sophistiqué, la démographie dont notamment une espérance de vie croissante, les interpénétrations géographiques, sociologiques et culturelles, le progrès technologique influençant les modes de production et de conservation et bien entendu l’offre de produits disponibles et les multiples innovations proposées par les marques et les distributeurs.

D’une demande centrée sur le “manger plus” des années 60, on est passé au “manger moins” dans les années 70 avec la chasse aux kilos, puis au “manger plus vite et plus léger” des années 80 avec des attentes de praticité et de gain de temps cohabitant avec la recherche de la bonne forme physique.

Dans les années 90, l’accent est mis sur le “manger juste” exprimant la recherche d’une alimentation équilibrée et saine, avec une prise de conscience croissante de l’importance de l’alimentation sur la santé. Puis dans les années 2000, les attentes évoluent avec la réhabilitation du plaisir gustatif. On recherche des produits santé et aussi des produits simples, de tradition et du terroir.

De nos jours, les attentes des consommateurs se résument en “manger mieux” recouvrant des attentes multiples: la quête du plaisir, l’importance du partage et de la convivialité, la recherche de naturalité, de simplicité et de produits sains et bons pour sa santé, la sensibilité environnementale tout en alliant bien-être fonctionnel et émotionnel et produits durables.

Des consommateurs attachés à leur modèle d’alimentation plaisir mais de plus en plus contraints

Le modèle alimentaire français tient toujours : avec le plus faible nombre de prises alimentaires par jour (3,6) essentiellement au moment des repas (2,8). Les Français sont ceux qui mangent le moins entre les repas.

Les Français sont particulièrement attachés à leur alimentation et expriment de nombreuses attentes liées au plaisir, à la convivialité, à une alimentation saine, équilibrée et variée.

Malgré une inflation relativement faible, le contexte économique difficile et la tension sur les dépenses induisent la perception d’un budget alimentaire en augmentation pour un peu moins de 50 % d’entre eux. Cette perception accroit la prépondérance accordée au prix et l’attention portée aux promotions, ainsi que le fait de renoncer à acheter certains produits du fait de leurs prix. Autre conséquence, le recours plus intensif à la cuisine faite maison et plus de reconversion des restes.

Autre point de vigilance, la baisse constante du niveau de confiance dans la qualité des produits alimentaires : seulement 76 % des Français se déclarent confiants (dont seulement 6 % de totalement confiants) et 24 % ne sont pas confiants. Ce niveau de confiance a perdu 8 points entre 2012 et 2014 et a davantage touché les jeunes.

Conséquences de la pression sur le budget mais aussi d’une érosion continue de la confiance dans la qualité des produits, on observe une hausse de l’auto-production et un recours significatif à la vente directe.

En termes d’attitudes, Les Français sont plutôt ouverts aux innovations alimentaires, ainsi 6 sur 10 aiment découvrir de nouveaux produits alimentaires. L’attention portée à l’origine/la provenance des produits consommés reste élevée de même que l’intérêt pour des produits alimentaires simples/pas trop transformés. La sensibilité des Français à l’égard de produits alimentaires durables continue de croître, avec le gaspillage alimentaire comme thématique phare.

Le tissu industriel agroalimentaire Français est très mal connu : seulement 17 % des Français pensent qu’il est composé majoritairement de PME, 38 % aussi bien de PME que de grandes entreprises, 21 % majoritairement de grandes entreprises et 23 % ne savent pas. Il semble intéressant de faire davantage connaître la richesse et la diversité des PME agroalimentaires Françaises. Celles–ci bénéficient en effet d’un capital d’image bien meilleur à celui des grandes entreprises agroalimentaires : 79 % de bonne image pour les premières vs seulement 39 % pour les secondes.

(*) France, Espagne, Allemagne, Grande Bretagne et USA ; Russie : villes de plus de 100 000 habitants ; Chine : villes Tier 1/2/3 ; Brésil et pays du Moyen Orient : zones urbaines des Emirats Arabes Unis, de Bahreïn, Oman, Qatar et Arabie Saoudite). Selon les pays, échantillon de 1 000 individus âgés de 18 ans et plus ou 18-55 ans, représentatifs selon la méthode des quotas en termes de sexe, âge, région et catégories socio-économiques. Interviews réalisées online de juin 2012 à avril 2014.

SOURCE : Sial Paris

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