Le BEUC se félicite de l'approche de l'EFSA quant à l'évaluation des allégations de santé sur les aliments

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Le BEUC, le Bureau Européen des Unions de Consommateurs, se félicite de l'approche stricte prise par le Groupe NDA (groupe scientifique sur les produits diététiques, nutrition et allergies) de l'EFSA lors de l'évaluation des 8 premières allégations qui lui ont été soumises relatives à la diminution des risques liés à une maladie et les allégations santé concernant les enfants (*).

« Le BEUC se félicite de l’approche de l’EFSA quant à l’évaluation des allégations de santé sur les aliments » Le 21 août 2008, le Groupe NDA (Groupe scientifique sur les produits diététiques, nutrition et allergies) de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) a publié ses 8 premières opinions où il conclut que pour 6 des allégations soumises, une relation de cause à effet n’a pas été établie entre la consommation du produit alimentaire et l’effet allégué. Dans une autre de ses opinions, le Groupe a conclu que les preuves fournies n’établissent aucun bénéfice pour la croissance en général et le développement de l’enfant. Ce n’est que dans une seule de ses opinions, concernant les stérols végétaux, que l’EFSA reconnait une relation de cause à effet entre la consommation du produit et l’effet allégué.

Nous reconnaissons que le Groupe NDA de l’EFSA a appliqué avec précaution les lignes directrices scientifiques et techniques de l’EFSA pour l’autorisation des allégations de santé adoptées en juillet de l’année dernière. Nous nous réjouissons tout particulièrement que les évaluations aient pris en compte la pertinence pour la santé publique de l’effet allégué du produit/ingrédient et l’existence d’une relation de cause à effet pour les humains.

Les consommateurs donnent bien plus de crédit à un produit qui porte une allégation de santé qu’à un produit qui n’en porte pas. De plus, ils peuvent associer la présence d’une allégation à d’autres effets positifs pour la santé (ex : faible en matières grasses) : l’effet de sur-généralisation. Pour cette raison, les allégations de santé ne devraient être autorisées qu’après une évaluation scientifique de la meilleure qualité possible.

Afin de maintenir la confiance des consommateurs dans la valeur ajoutée d’un produit portant une allégation, il est essentiel que les lignes directrices de l’EFSA pour l’autorisation des allégations de santé soient scrupuleusement appliquées. Le BEUC insiste auprès de l’EFSA pour qu’elle continue d’appliquer des critères d’autorisation stricts lors de l’évaluation des 220 autres allégations qui lui ont été soumises.

Enfin, le BEUC demande à la Commission européenne et aux Etats membres de prendre sérieusement en compte les opinions de l’EFSA lorsqu’ils considéreront de possibles autorisations d’allégations de santé.

(*) Le règlement (CE) No 1924/2006 du Parlement européen et du Conseil prévoit que l’EFSA donne une opinion sur les demandes concernant les allégations de santé sur les aliments.

(Communiqué de presse de l’Organisation européenne des consommateurs - 27 août 2008)

SOURCE : Bureau Européen des Unions de Consommateurs

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