Laits : attention aux allergies croisées !

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La prévalence de l'allergie aux protéines de lait de vache (LV) est de 2,5 % chez les enfants. Le seul traitement est l'éviction du LV et son remplacement par des formules à base d'acides aminés (AA) ou de caséines hydrolysées.

Si l'allergie persiste dans le temps, des laits d'autres espèces animales, et notamment de chèvre et/ou de brebis, sont fréquemment utilisés. Cette communication fait le point sur l'innocuité de ces aliments pour les patients allergiques.

Les LV, de chèvre et de brebis contiennent respectivement 33 à 36, 40 et 60 g de protéines/litre. Par rapport au LV, le lait de chèvre contient moins d' a-caséine S1 mais plus d' a-caséine S2 et de ß-caséine; celui de brebis est plus riche en a-S1, a-S2 et ß-caséine.

L'analyse de séquences d'AA des caséines ade ces trois espèces montre que vache et chèvre ont 87 % d'AA en commun, et que chèvre et brebis ont 97,4 % d'AA identiques. Une réaction croisée entre caséines de vache, de chèvre et de brebis n'est donc pas surprenante.

Selon les études, la fréquence de ces allergies croisées varie notablement. La sévérité des manifestations allergiques observées conduit à déconseiller l'utilisation de lait de chèvre chez les patients ayant une allergie sévère aux protéines de LV. Les études portant sur des patients spécifiquement allergiques aux laits de chèvre et de brebis sont rares, mais la simultanéité des réactions est constamment retrouvée.

Or, l'utilisation par l'industrie agroalimentaire de ces aliments potentiellement allergisants est croissante, d'où l'importance d'un étiquetage les mentionnant. Laits de chèvre et de brebis ne sont donc pas des alternatives en cas d'allergie au LV.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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