La vitamine D diminue le risque de cancer

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Un vieil adage en médecine affirme qu’« une once de prévention vaut une livre de traitement ». Je ne pourrais pas dire mieux. Le problème avec beaucoup de médecines véritablement préventives est qu'elles ne permettent pas de gagner beaucoup d'argent...

« La vitamine D diminue le risque de cancer » - Crédit photo : www.web-libre.org Le vrai bénéfice (pour des entreprises pharmaceutiques) est dans le traitement. Jusqu'à un certain degré, il y a également de l’argent à se faire avec le diagnostic, par exemple, la mammographie ou les analyses de sang pour le cancer de la prostate.

Il est bien triste de constater que les approches médicales qui attirent le plus l’attention tendent à être celles qui sont les plus lucratives. Quand les choses sont bon marché, on n’en fait pas une grande publicité et ainsi peu d’efforts sont faits pour leur vulgarisation.

Une approche semble se révéler être une prévention très efficace contre une gamme de maladies chroniques telles que les maladies cardiaques, le diabète, et plusieurs formes de cancer : c’est l’optimisation du taux de vitamine D. Un taux plus élevé de vitamine D est associé à la réduction des risques.

Récemment, la publication d'une étude dans l’American Journal of Clinical Nutrition lie la supplémentation en vitamine D (à une dose de 400 unités internationales ou plus par jour), à un risque réduit de vingt-six pour cent pour le cancer du sein.

Cette étude est de nature épidémiologique et ne peut donc pas permettre de conclure que la supplémentation en vitamine D réduit le cancer du sein. Tout ce que nous savons de cette étude est que la supplémentation en vitamine D est associée à un risque inférieur du cancer du sein.

Cependant, ce n'est pas la seule recherche liant la vitamine D à un risque réduit de cancer du sein. En 2005, une méta-analyse (regroupant des études appropriées) publiées dans l’American Journal of Public Health, annonçait que neuf des treize études faisaient la relation entre un taux plus élevé de vitamine D et un risque réduit du cancer du sein ou de la mort due au cancer du sein.

Cette méta-analyse a également mis en évidence qu’un taux plus élevé de vitamine D réduit le risque de cancer de la prostate et du colon. Cette revue détaille également les divers mécanismes par lesquels la vitamine D pourrait réduire le risque de cancer. Il semble qu’il y ait un volume significatif de recherches qui lie la vitamine D à la réduction du risque de cancer par un certain nombre de mécanismes plausibles qui expliqueraient cette association.

Cependant, ce que nous voulons c’est confirmer la notion que la vitamine D protège du cancer, par les tests cliniques commandés. Une étude appropriée a été éditée en 2007 dans le journal American Journal of Clinical Nutrition. Dans cette étude, des femmes ménopausées ont été traitées soit avec de la vitamine D (1.100 unités internationales par jour) et du calcium (1.400-1.500 milligrammes par jour) ou du calcium et un placebo.

L'étude a duré quatre ans. On ne s'attendait pas à ce que la supplémentation réduise l'incidence de cancer très rapidement, ainsi les auteurs de cette étude ont analysé séparément les données par année.

Cette analyse a indiqué que par rapport au placebo, la seule supplémentation en calcium n'a pas réduit le risque de cancer. Alors que le résultat est positif pour l’association calcium ajouté et vitamine D car le risque de cancer a été réduit de 77 % pour cent.

Dans le meilleur des cas, il serait intéressant d'avoir les résultats d'études randomisées qui emploieraient uniquement la vitamine D (comparée au placebo). Cependant, même en absence de telles études, il semble clair que nous avons un ensemble de preuves considérables qui suggèrent que la vitamine D a un potentiel anticancéreux étonnant. J'ai aussi le plaisir de voir que ces études reconnaissent les vertus de la vitamine D malgré un potentiel relativement limité pour une perspective commerciale.

(Par le Dr. John Briffa, médecin basé à Londres, journaliste en médecine, spécialisé dans la nutrition et la médecine naturelle - D'après [1] Vicennati V, et al. Stress-Related Development of Obesity and Cortisol in Women. Obesity 2009; 17(9) 1678–1683.)

SOURCE : La Grande Epoque

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