La traçabilité alimentaire

lu 10898 fois

Les consommateurs veulent connaître l'origine des aliments qu'ils achètent. Pour satisfaire cette demande et retrouver "l'histoire" d'un produit en cas d'accident sanitaire, les industriels ont mis en place des procédures de "traçabilité".

Selon la norme ISO 8402, la traçabilité se définit par "l'aptitude à retrouver l'historique, l'utilisation ou la localisation d'une entité (par exemple un végétal, un animal, une denrée alimentaire) au moyen d'identifications enregistrées".

La traçabilité permet aux professionnels de suivre la circulation des denrées et les transformations qu'elles ont subies, de la ferme aux points de vente, ou de remonter la filière "produit", de l'aval vers l'amont, afin de revenir à l'origine d'une contamination pour retirer les produits susceptibles d'avoir été contaminés.

On parle donc de "traçabilité montante" et de "traçabilité descendante". La première est un outil mis au service de bonnes pratiques de production ; la seconde est un outil précieux pour la mise en œuvre des procédures de rappel ciblé d'un produit.

La réglementation européenne rend obligatoire la traçabilité au sein de la filière viande, de la naissance de l'animal jusqu'à la vente aux consommateurs, et impose de tenir des registres publics sur la localisation des OGM utilisés dans la recherche et le commerce. Pour les autres produits, la traçabilité est une démarche "volontaire" dont il n'est guère possible de se dispenser : c'est un passage obligé de la gestion de la qualité pour les professionnels de la chaîne alimentaire. La tâche peut être très complexe. On imagine le nombre d'informations à traiter et à stocker pour les aliments dans lesquels entrent un très grand nombre d'ingrédients, tels les plats cuisinés.

Les techniques "moléculaires" et l'Internet s'avèrent être des auxiliaires essentiels de la traçabilité. Les techniques "moléculaires" servent à identifier les produits d'origine biologique au niveau des espèces (présence ou absence de porc, de soja ou d'une plante OGM) et même des individus (tel rôti provient de telle vache de tel élevage).

Quant à l'Internet, il assure la mise en réseau des données collectées : la transmission automatique des informations recueillies réduit au minimum les risques d'erreur inhérents à leur saisie manuelle. Les codes-barres et les étiquettes électroniques permettent d'identifier et de suivre les contenants (cartons, palettes…) et les contenus (denrées).

SOURCE : Institut Danone

Cela pourrait vous intéresser

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s