La qualité nutritionnelle aurait-elle un prix ?

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Les recommandations nutritionnelles ont pour objectif d’améliorer l’alimentation et la santé des consommateurs. La plupart de ces recommandations sont basées sur les données issues de la recherche qui associent certains aliments ou nutriments ou modèles alimentaires à une diminution du risque de maladie dans la population. Avec pour toile de fond la crise économique et la hausse des prix, un autre argument prévaut aujourd’hui... le prix.

Bien se nourrir à un moindre coût c’est possible

A partir de données américaines, il a été démontré qu’il était possible de bien se nourrir à un coût tout à fait abordable. Une analyse détaillée a porté sur le rapport entre la richesse en micronutriments des aliments et leur accessibilité en termes de coût pour le consommateur. Ainsi Adam Drewnowski, Professeur à l’Ecole de Santé publique de l’Université de Washington, à Seattle (Etats-Unis) montre qu’il est possible d’identifier des aliments qui apportent des nutriments pour un coût relativement bas à partir des 1387 produits alimentaires américains passés au crible.

Ainsi par exemple :

  • Le lait et les produits laitiers sont de loin les sources les moins coûteuses de calcium.
  • Les céréales et le lait et les produits laitiers fournissent de la riboflavine à moindre coût.
  • Les céréales et haricots secs apportent du potassium et du zinc pour un prix peu élevé.
  • Les oeufs, le lait et les produits laitiers ainsi que les viandes sont les sources les moins chères de vitamine B12.

Si l’on prend en compte la densité nutritionnelle de l’alimentation, que l’on peut définir par la quantité de nutriments donnés pour un aliment rapportée à son apport énergétique, on constate qu’elle est inversement proportionnelle à son coût : une alimentation déséquilibrée coûte moins cher qu’une alimentation plus favorable à la santé.

Le travail du Pr. Adam Drewnowski a démontré qu’il était possible d’améliorer la qualité nutritionnelle de l’alimentation à coût équivalent : en favorisant la variété et en privilégiant spécifiquement certains aliments ayant un bon rapport qualité nutritionnelle/prix, comme par exemple, les féculents et légumes secs, et les produits laitiers, en particulier le lait.

Quelques idées pour augmenter ses apports en calcium et micronutriments

  • « Je déjeune sur le pouce » : pensez salade composée avec des dés de fromage, ou bien sandwich fromage-salade accompagné d’un fruit.
  • Testez les associations fromage-fruits : pomme/camembert, raisin/cantal, poire/bleu ou fruits secs (figues, abricots, dattes, pruneaux)/chèvre ou Beaufort.
  • Pour un petit creux ou un goûter, préférez une briquette de lait ou un yaourt plutôt qu’une viennoiserie ou une barre chocolatée.
  • Au fast-food, optez pour le lait ou le yaourt à boire plutôt qu’un soda.
  • Cuisinez avec les produits laitiers : gratins, purées, soufflés, béchamel, flans et entremets. Ajoutez du lait dans les soupes pour les rendre onctueuses et veloutées.
  • A la maison, mixez des fruits avec du lait ou un yaourt pour concocter milk-shakes et smoothies.

(Symposium CERIN "Les micronutriments du lait et des produits laitiers : actualités scientifiques et bénéfices santé" du 12 mai 2011)

Source : Alexandre Glouchkoff

SOURCE : Toute la diététique !

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