La qualité des matières grasses consommées au cours de l'enfance serait plus importante que la quantité

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L'aspect qualitatif de l'apport en matières grasses dans l'alimentation des nourrissons semble bien être associé à une réduction du cholestérol total ainsi que du LDL-cholestérol (souvent appelé « mauvais » cholestérol) au début de la vie, en particulier chez les filles, suggère une nouvelle étude suédoise publiée dans le European Journal of Clinical Nutrition.

« La qualité des matières grasses consommées au cours de l’enfance serait plus importante que la quantité » - Crédit photo : © Vojtech Vlk - Fotolia.com Compte tenu de l’augmentation du taux d’obésité et du lien potentiel existant entre l’alimentation en début de vie et le risque futur de maladie cardiovasculaire, des chercheurs de l’Université d’Umeå, en Suède, ont décidé d’évaluer de quelle manière les graisses alimentaires pouvaient influer sur le taux sanguin de cholestérol chez les nourrissons. Dans ce but, ils ont recruté 300 nourrissons suédois en bonne santé (150 filles et 150 garçons) âgés de 6 mois et qu’ils ont suivi jusqu’à l’âge de 12 mois.

Au cours de cette période, l’alimentation de ces nourrissons était composée de lait maternel et de « bouillie » pour bébé, additionnée de l’une ou l’autre des deux types de préparations pour nourrissons, l’une à base de céréales infantiles ou l’autre à base de lait de vache, donnée à discrétion par les parents. La prise d’aliments et de la croissance des nourrissons a été suivie tous les mois, et les taux de lipides sanguins ont été mesurés à 6 et 12 mois. Sur l’ensemble des bébés inclus, 276 enfants ont terminé l’étude.

Les analyses statistiques ont révélé que la moyenne de l’apport en matières grasses alimentaires était proche des recommandations nordiques actuelles en matière de nutrition. Toutefois, la consommation d’acides gras saturés (AGS) représentait 15% de l’apport énergétique total, alors que le maximum recommandé est de 10%. En comparaison, la consommation d’acides gras polyinsaturés (AGPI) était pour l’ensemble très proche de l’extrémité inférieure de la fourchette de 5-10% de l’apport énergétique total recommandée, et près d’un tiers des enfants en consommaient moins que ce minimum.

Ces résultats ne diffèrent sensiblement pas entre les garçons et les filles. En ce qui concerne les niveaux de lipides sanguins, aucun lien n’a pu être établi entre la quantité totale des matières grasses et le taux du cholestérol total ou du LDL-cholestérol (athérogène en excès). Toutefois, les filles ont présenté les plus bas taux de cholestérol total et de LDL-cholestérol avec des consommations supérieures d’AGPI. Enfin, la durée d’allaitement était corrélée positivement à la diminution des taux de LDL-cholestérol, aussi bien chez les garçons que chez les filles.

Combinés à des résultats d’études complémentaires réalisées en Islande et en Finlande, qui partagent les même recommandations nordiques en matière de nutrition avec la Suède, ces résultats suggèrent que les nourrissons semblent bénéficier davantage d’un changement positif concernant leurs lipides sanguins avec plus grande proportion d’apports en acides gras polyinsaturés et acides gras mono-insaturés (AGMI) plutôt qu’avec une réduction de l’apport total en matières grasses. Cependant, les parents doivent toutefois éviter de sur-alimenter de leurs enfants et demander conseil auprès de leur médecin traitant ou pédiatre.

Pour de plus amples renseignements sur la nutrition des enfants, consulter :

Sources et références :

Source : Alexandre Glouchkoff, Diététicien - Nutritionniste

SOURCE : Toute la diététique !

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