La position de l'« American Dietetic Association » sur l'équilibre alimentaire

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Avec plus de 68000 membres dont 75% de diététiciens, l'American Dietetic Association (ADA) est la plus grande organisation professionnelle dediée à l'alimentation et à la nutrition des Etats-Unis. L'ADA, dont le rôle fondamental est d'améliorer la santé et de faire progresser la profession de diététicien par la recherche, l'éducation et la sensibilisation, insiste sur l'importance de focaliser la communication des messages nutritionnels sur une approche globale de l'alimentation.

La position de l’« American Dietetic Association » sur l’équilibre alimentaire - Crédits photo : www.baylor.edu Tous les mets peuvent entrer dans une alimentation équilibrée et bonne pour la santé s’ils sont consommés avec modération, si la taille des portions est appropriée et si une activité physique régulière est associée. Manger est une source de plaisir. Or, on pense souvent devoir choisir entre plaisir et qualité nutritionnelle. Les conseils doivent être positifs, sans interdits, car, si l’excès d’un aliment peut être néfaste, l’absence d’un autre peut être à l’origine de carences.

Il faut donc trouver le juste milieu. Classer les aliments en « bons » ou « mauvais » est dépassé et ne génère que culpabilité et frustration, mais aussi confusion car cela procède souvent d’allégations non scientifiques. Ainsi, les acides gras trans ne sont pas tous « mauvais ». En l’occurrence, certains CLA auraient des effets bénéfiques. Plutôt que d’inculquer ce type de raisonnement binaire infantilisant, mieux vaut, lors du conseil, accroître les connaissances nutritionnelles de la personne, tenir compte de ses goûts et des autres facteurs influençant ses choix (mode de vie, disponibilité, culture, croyances, état physique, prix et accessibilité des aliments, publicité...) et la responsabiliser dans ses choix, ce qui l’aidera à adopter un régime alimentaire et s’y tenir.

Modifier les comportements est complexe mais possible, si les objectifs restent modestes et obtenus par paliers. Les diététiciens américains ont réagi face aux dérives des pratiques de certains de leurs confrères. Qu’en est-il de la survenue progressive de telles dérives chez nous ?

Sources et références :

  • J Am Diet Assoc 2007 ; 107 : 1224-32.

(Nutridoc n°71, février 2008)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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