La politique publique de l’alimentation définie par Bruno Lemaire

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La politique de l’alimentation vise à préserver le modèle alimentaire français et faciliter l’accès de tous à une alimentation de qualité. Elle fonde sa légitimité sur l’évolution de nos modes de vie et de nos habitudes de consommation. Elle s’adresse tout autant aux 60 millions de consommateurs, qu’au savoir-faire des 500 000 exploitations agricoles, des 10 000 entreprises agro-alimentaires et des 335 000 restaurateurs, distributeurs et artisans du secteur alimentaire français.

« La politique publique de l’alimentation définie par Bruno Lemaire » Elle se déclinera au travers d’un programme national d’actions, élaboré en concertation avec les ministères chargés de la santé, de la consommation, de l’éducation, de la culture, de la recherche, de l’environnement, de l’industrie, du tourisme, de l’outre-mer, de la cohésion sociale, de la justice, de la jeunesse et des aînés.

Ce programme, complémentaire avec le Programme national nutrition santé, s’attachera en particulier à faciliter la transmission du patrimoine alimentaire et culinaire national, notamment pour les plus jeunes dans les programmes scolaires et le temps périscolaire. L’opération de distribution dans les écoles « un fruit pour la récré » sera étendue à un million d’enfants à la rentrée 2010. Les recommandations nutritionnelles deviendront obligatoires pour les repas servis dans la restauration scolaire.

L’accent sera également mis sur l’accessibilité et la qualité de l'offre alimentaire. Le programme veillera à mieux faire connaître les signes de qualité et à améliorer l’étiquetage des aliments et les mentions portant sur l’origine, la composition nutritionnelle ou les vertus supposées du produit. L’environnement et le bien-être animal seront pris en compte.

Dans ce cadre, les initiatives privées seront encouragées et labellisées. Ainsi, des contrats d’objectifs définiront les engagements des filières agricoles et agroalimentaires en matière de qualité des aliments et de conditions de production. Des partenariats seront développés en priorité avec la restauration collective (4 milliards de repas par an) et le secteur associatif en direction des jeunes, des seniors et des personnes fragiles ou vulnérables. Près de 30% des personnes âgées souffrent aujourd’hui de dénutrition.

Le programme européen d’aide aux plus démunis devra également être modernisé afin d’offrir davantage de fruits et légumes, de viandes et de poissons. Trois millions de personnes sont directement concernées en France. La limitation du gaspillage des produits alimentaires sera également encouragée.

(Extrait du Conseil des ministres du 27 avril 2010)

SOURCE : Portail du Gouvernement

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