La mutation génétique jette une lumière nouvelle sur le processus de vieillissement

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Le cas tragique d'un jeune homme de 15 ans touché par une mutation génétique qui a causé son vieillissement et sa mort prématurés a aidé une équipe internationale de chercheurs à jeter une lumière nouvelle sur le processus de vieillissement.

« La mutation génétique jette une lumière nouvelle sur le processus de vieillissement » Alors que de nombreux scientifiques estiment que le vieillissement est un processus réglé génétiquement, d'autres pensent qu'il est dû au développement graduel d'un dommage cellulaire. Cette nouvelle étude partiellement financée par l'UE réconcilie ces deux points de vue. Elle est publiée dans la dernière édition de la revue Nature.

Il existe un certain nombre de syndromes « progéroïdes » qui impliquent que les malades subissent un vieillissement prématuré rapide. Nombre d'entre eux sont provoqués par des défauts dans la réponse cellulaire à un endommagement de l'ADN. Des études à ce propos permettent aux chercheurs de mieux comprendre le processus de vieillissement.

Cette nouvelle étude s'est présentée suite à la découverte, chez un jeune homme de 15 ans, de fréquents coups de soleils et d'une combinaison unique de symptômes du vieillissement, indiquant un dommage majeur au niveau du système de réparation par excision de nucléotides (REN) du garçon, alors que ce système répare normalement l'ADN endommagé. Des analyses génétiques ont révélé une mutation qui affectait la production d'une enzyme appelée endonucléase XPF-ERCC1, vitale pour le processus de réparation de l'ADN. Les médecins ont nommé cette nouvelle maladie le syndrome progéroïde XFE.

D'autres études sur des souris présentant une mutation similaire ont révélé que les symptômes étaient partagés en grande partie par les souris normales âgées. Parmi eux, on note une réduction de la signalisation de l'insuline, une augmentation de la mort des cellules et la création de nouveaux tissus.

Les chercheurs supposent qu'au cours du vieillissement, les dommages causés à l'ADN s'accumulent, par exemple suite à une exposition aux toxines. Ils déclenchent des changements métaboliques, dans le système de l'insuline par exemple, qui sont destinés à prolonger la vie.

« Ce modèle réconcilie deux hypothèses apparemment opposées au sujet du vieillissement: le vieillissement est réglé génétiquement et le vieillissement est une conséquence de l'accumulation de dommages stochastiques », concluent les auteurs. « En fait, les deux hypothèses sont correctes. Le dommage entraîne le déclin fonctionnel associé au vieillissement; cependant, un mécanisme garantissant une haute conservation longévité [?] influence la rapidité avec laquelle les dommages s'accumulent et la fonction est perdue. »

Source : Copyright © Communautés européennes, 2006

SOURCE : Communautés européennes

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