La mélamine : impropre à la consommation

lu 4329 fois

En Chine, le lait contaminé à la mélamine a fait beaucoup de dégâts parmi les enfants. Ce produit est interdit à la consommation. En Belgique, depuis 2007, les céréales, le riz et d'autres produits riches en protéines importés des pays non européens font l'objet de dépistage systématique de la mélamine.

« La mélamine : impropre à la consommation » - Crédit photo : www.french.xinhuanet.com Le scandale du lait frelaté à la mélamine a rendu malades 53 000 enfants chinois qui ont dû être soignés. Parmi eux, on dénombre 13 000 enfants hospitalisés, dont 104 dans un état grave. Il y a eu quatre décès. La mélamine est une substance utilisée notamment dans la fabrication des plastiques et la préparation des colles.

En Chine, elle serait largement employée dans les produits alimentaires. Son utilisation comme adjuvant dans les produits alimentaires leur donne l’apparence de denrées contenant un niveau élevé en protéines. A faible dose prise par la bouche, elle n’est pas considérée comme toxique chez l’adulte. Mais les enfants qui consomment beaucoup de produits qui en contiennent (chocolat, biscuits et lait de certaines provenances) risquent de dépasser rapidement les doses tolérées. Elle provoque alors des calculs rénaux, voire le blocage des fonctions rénales.

Les autorités américaines avaient annoncé qu’en 2007, de la mélamine contenue dans du gluten de blé fabriqué en Chine et ensuite ajouté à de la nourriture pour animaux avait provoqué la mort de chiens et de chats aux Etats-Unis. Ces produits ont été retirés du marché. En Belgique, le secteur belge des aliments composés pour animaux soumet ses produits à des tests de dépistage de la mélamine.

Depuis mi-2007, le plan d’échantillonnage sectoriel de l’APFACA (Association Professionnelle des Fabricants d’Aliments Composés pour Animaux) inclut aussi des analyses de détection de mélamine. Des échantillons de riz, de produits de céréales et d’autres aliments riches en protéines en provenance de pays situés en dehors de l’UE sont soumis à des analyses pour détecter la présence de mélamine ou de dérivés de mélamine (3 dérivés). Les résultats sont à ce jour satisfaisants.

(Dr Rachid Benabdillah)

SOURCE : Diffu-Sciences

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s