La graisse de poisson retarde-t-elle le vieillissement

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Les poissons gras, tels que les harengs attrapés par ces bateaux de pêche, sont une bonne source d’oméga-3. Ces dernières années, les Oméga-3 que l’on trouve dans les poissons gras comme le saumon, la truite, le maquereau et le hareng, sont reconnus pour leur effet positif sur la santé, en particulier en ce qui concerne le système cardio-vasculaire et le cerveau. Récemment, une nouvelle étude a permis d’établir le lien entre les graisses Omega-3 et le ralentissement du processus de vieillissement.

« La graisse de poisson retarde-t-elle le vieillissement » L'étude, publiée dans le journal American Medical Association, a évalué le rapport entre le taux d’Omega-3 dans le sang et le vieillissement télomérique.

Les télomères se trouvent à l'extrémité des chromosomes. Ils sont considérés comme des chapeaux à l'extrémité des chromosomes et sont censés protéger l’intégrité de l'ADN du chromosome. Fondamentalement, plus les télomères sont grands, mieux ils protègent l'ADN. La réduction des télomères est généralement considérée comme un mauvais signe : c’est un marqueur du vieillissement des cellules.

Dans cette étude, les taux d’Omega-3, d’EPA et de DHA ont été mesurés sur plus de 600 individus ayant une maladie cardiaque connue. Ces taux ont été comparés à la longueur des télomères pendant environ cinq ans. Les résultats de cette étude ont montré qu’un taux plus élevé d’Oméga-3 limite la réduction des télomères. Ceci suggère donc que les Oméga-3 peuvent retarder le processus du vieillissement.

Je suis généralement enthousiaste à l'idée que certains aliments puissent être salutaires pour la santé, et ceci semble en être un exemple. Cependant, je pense qu'il est important de considérer que cette étude est épidémiologique par nature. Cela signifie que si les Oméga-3 sont associés à un ralentissement du vieillissement des cellules, on ne peut pas en conclure que le lien est effectif (c'est-à-dire que les Oméga-3 sont à l’origine d’un vieillissement plus lent).

Malgré tout, les études de cette nature sont très utiles pour identifier les sujets qui méritent d’être étudiés davantage. L'étude décisive devrait être randomisée, c'est-à-dire qu’un groupe recevra des Oméga-3 et l’autre groupe recevra un placebo pour être certain que les Oméga-3 ont un effet sur la longueur des télomères.

Mais s’il est également important de se rappeler que la longueur des télomères est un marqueur de plus pour la santé et la longévité, il est plus utile de réaliser les études avec lesquelles nous pouvons examiner le rapport entre les différents facteurs « risque » et la maladie et si nous avons suffisamment de données, avec le risque global de morts.

À cet effet, je voudrais attirer l'attention sur une méta-analyse précédente réalisée par des chercheurs de l'institut épidémiologique de Bâle, édité en avril 2005 dans les archives de la médecine interne (qui regroupe quatorze études différentes). L'analyse a démontré qu’un supplément en oméga-3 apporte un résultat statistiquement significatif réduisant à 23 % le risque de mortalité.

Pour de plus amples informations, consulter "Les oméga-3 protégeraient contre le vieillissement cellulaire chez les patients atteint d'une maladie coronarienne".

(Par le Dr. John Briffa, médecin basé à Londres, journaliste en médecine, spécialisé dans la nutrition et la médecine naturelle.)

SOURCE : La Grande Epoque

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