La dimension culturelle et sociale de l'alimentation ne doit pas être « normée »

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La Pr Arnaud Basdevant (Hôtel-Dieu, Paris) est interviewé par le magazine Marketing sur cette épidémie qu'est devenue l'obésité. Selon lui, un tel phénomène recouvre deux questions terribles pour les malades : un problème médical (qui suppose un coût de santé publique élevé), et un problème moral dressé par « l'idéal minceur » d'une société « qui produit l'obésité mais ne la tolère pas ».

Arnaud Basdevant s’insurge contre la « médicalisation outrancière des questions de corpulence et la médicalisation désastreuse de l’alimentation ». Il décrit deux courants antagonistes, chacun excessif dans ses dogmes : la dérive « hygiéniste moralisatrice » dont les tenants contemplent l’aliment comme un « toxique », et la dérive « libérale libertaire » hostile à toute restriction de santé publique contre l’alimentation.

Quoi qu’il en soit, le nutritionniste estime que « l’aliment est bien autre chose que de la médecine. (…) Normer une alimentation est un appauvrissement culturel et social ».

(Marketing, mai 2006)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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