La commercialisation de compléments alimentaires pour les enfants soulève une polémique

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La commercialisation de compléments alimentaires à destination des mineurs indigne des pédiatres et des chercheurs et soulève une polémique dont Serge Hercberg (Inserm) est partie prenante.

Ces nouveaux traitements, « concentré de magnésium au bon goût de chocolat », « capsules d’oméga 3 à la fraise », sont censés rétablir l’équilibre alimentaire des 6-15 ans, améliorer leur pouvoir de concentration et leurs résultats scolaires.

Arnaud Basdevant, chef du service de nutrition à l’Hôtel-Dieu de Paris, dénonce « une médicalisation préoccupante de l’alimentation ».

Serge Hercberg, qui est en outre vice-président du PNNS, proteste : « On vend de la facilité, du rêve. On est à la limite de la tromperie. » Il estime que les arguments de vente n’ont « aucune base scientifique », les compléments incriminés risquant même de produire « des effets délétères sur les comportements ».

Dominique Turck (Afssa) crie, lui aussi, à la « tromperie du consommateur » et annonce la saisie de la DGCCRF par les autorités.

Les partisans des pilules aux oméga 3 ou au magnésium, comme David Servan-Schreiber, maintiennent que quatre études cliniques attestent le bénéfice sanitaire des traitements.

La pédiatre Edwige Antier plaide que, « face à l’alimentation déséquilibrée de l’enfant occidental, l’idée d’une supplémentation n’est pas à bannir ».

(Le Monde, 28/05)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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