L'observatoire NIVEA décrypte l'évolution des perceptions du « corps gras »

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L’absorption alimentaire fabrique le corps autant que l’imaginaire. La densité rassure. Le cumul protège. L’abondance serait plénitude. Mais à cela s’oppose un autre imaginaire : celui du corps mobile et agile, des silhouettes souples et élancées... Une 13ème publication de l'Observatoire NIVEA intitulée « le corps gras » donne la parole à des experts scientifiques d'horizons divers à propos de l'évolution des perceptions du corps corps gras sous tous ses aspects.

La question du poids est prédominante dans notre société et au coeur d'enjeux médico-économiques importants. C'est un décryptage sociétal que propose le 13ème cahier de l'Observatoire NIVEA à travers le regard pluridisciplinaire de 10 auteurs : quelle est la place des personnes en surpoids dans notre société, l'évolution des perceptions, les conséquences de l'impératif de minceur...

Alain Géloën, directeur de recherches au CNRS et conseil en communication scientifique NIVEA, analyse les spécificités du corps obèse et ses conséquences sur la santé mais montre également le rôle essentiel que joue le tissu adipeux.

Jean-Pierre Corbeau, Professeur de sociologie, décrypte comment les perceptions du corps gras ont été façonnées dans le temps par le contexte historique et social.

Gilles Boëtsch, directeur de recherche au CNRS et anthropobiologiste, s'interroge sur la pertinence de la standardisation des normes de corpulences versus la diversité culturelle et comportementale de chaque population face à l'alimentation.

Claude Fischler, sociologue et directeur de recherche au CNRS, constate que l'obésité progresse dans tous les pays riches mais que les Français restent plus minces que la plupart de leurs voisins et s'interroge : Pourquoi cette différence ? En comprenant ses causes, peut-on espérer la préserver ?

Dans son texte, Jean-Pierre Poulain, professeur en sociologie, s'interroge sur le besoin de minceur absolu et se demande comment les sociétés modernes en sont venues à ériger les corps décharnés en modèle esthétique.

Véronique Pardo, anthropologue, analyse les relations tout en nuances qu'entretiennent les adolescents avec l'alimentation et le gras.

David Le Béton, professeur en sociologie et anthropologie, montre que dans nos sociétés, une personne obèse n'est pas vue seulement sous un angle esthétique, mais également sous un angle moral.

Le texte de Bernard Andrleu, philosophe, analyse comment les problèmes de poids et d'obésité ont amené au développement d'un marché du corps volumineux.

Nadine Pomarède, dermatologue, montre que le corps est devenu une préoccupation majeure : on le montre, on le sculpte, on le décore. Elle s'attache plus particulièrement à l'étude de la cellulite et l'évolution des techniques médicales pour lutter contre.

Georges Vigarello, historien et directeur d'études à l'EHESS, constate que l'exigence de minceur est transhistorique. Il montre également comment l'exigence de minceur et la volonté de maigrir à tout prix peuvent entrainer des conséquences physiques mais aussi psychologiques importantes.

L'Observatoire NIVEA, les cultures du corps et du paraître

L'Observatoire NIVEA a pour objet d'étude le corps et le paraître comme enjeux de société, avec pour vocation de faire progresser et de diffuser la connaissance sur ces sujets, dans une société où la question de l'image tient une place essentielle.

Cahiers de l'Observatoire NIVEA disponibles sur www.observatoirenivea.com

SOURCE : Observatoire NIVEA

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