L'obésité poursuit sa progression dans les milieux défavorisés

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La presse revient aujourd'hui sur l'enquête ObEpi, effectuée sur un échantillon de 23 747 personnes, laquelle révèle un léger mieux en matière d'obésité en France. Même si le pourcentage d'obèses dans la population a progressé, de 1997 à 2006, de 8,2 à 12,4 % (5,91 millions), on observe un ralentissement de la courbe.

Marie-Aline Charles, directrice de recherches à l’Inserm qui a coordonné cette enquête, interrogée par Libération, souligne, chiffres à l’appui, que « le risque est bien lié au niveau de revenus » et que la prévalence de l’obésité « a diminué parmi la population aux revenus les plus élevés ». Elle constate la disparité géographique de la maladie, avec le Nord, l’Est et le Bassin parisien comme régions les plus touchées, même si « depuis 1997 toutes les régions sont en progression ».

De son côté, le Pr Arnaud Basdevant souligne que « toutes les générations sont touchées, mais on devient obèse de plus en plus tôt, ce qui fait craindre des conséquences plus importantes et plus précoces pour les jeunes générations ». L’OMS, qui considère l’obésité comme une épidémie depuis 1998, chiffre à 315 millions le nombre de personnes obèses dans le monde et à un milliard le nombre de personnes souffrant de surcharge pondérale, soit plus que les personnes soufrant de malnutrition. En Europe, en 2010, près de 20 % de la population (150 millions) sera obèse.

(Le Quotidien du Médecin, Nice-Matin, 19/09, Libération, Le Monde, L’Humanité, 20/09, L’Express, 21/09)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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