L'obésité des jeunes liée à l'habitat

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Une étude épidémiologique menée en partenariat avec le Conseil général du Val-de-Marne, l'Institut national de Veille sanitaire et l'Inserm, rendue publique hier révèle que « vivre dans une cité » accroît pour les adolescents les risques d'obésité, de pathologies bucco-dentaires et de dépression.

L'étude réalisée en 2005 sur un échantillon de 1 507 jeunes de 10 à 18 ans a démontré que " les jeunes les plus atteints par l'excès pondéral ou la carie vivaient plus fréquemment en habitat collectif dans une « cité » particulièrement ". Le colloque NutritionSantéAdolescences qui s'est tenu hier a été l'occasion de croiser des données issues de la recherche, des actions et des thérapies centrées sur le rapport à la nourriture.

Invité du colloque Taïeb Ferradji, pédopsychiatre à l'hôpital Avicenne de Bobigny en Seine-Saint-Denis a évoqué le lien entre la nourriture et l'affectif, précisant que pour les immigrés elle renvoie "au pays, au rêve... elle permet une autre communication à travers le plaisir".

Vincent Réquillart, chercheur à l'Institut d'économie industrielle, directeur de recherches à l'Inra, soulève dans ce cadre l'aberration qui consiste à inciter à la consommation de fruits et légumes alors que ce sont les prix des graisses et du sucre qui baissent. "Une prise de conscience est urgente", assure-t-il.

(Panorama du Médecin, 29/01, Le Monde, 31/01)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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